mercredi 28 septembre 2011

J'aime les homonymes.

Ne vous y trompez pas, quand je parle d'homonyme, je ne veux pas parler d'autres personnes s'appelant Fleuriquet, en existerait il seulement? Non, là je ne veux parler que des mots de notre belle langue, homographes ou homophones, ceux qui donnent un tel charme aux dictées de l'école primaire. Ces mots terrible pour lesquels il faut comprendre le sens de la phrase avant que d'être sûr de les bien orthographier. Je suis sûr que vous êtes sur la bonne longueur d'onde, si vous avez un goût sur dans la bouche!
C'est parti, j'en prends le parti et nous allons faire une partie de jeux de mots ensemble, je sens que vous êtes déjà sous le charme, pas l'arbre mais le sortilège évidemment! Si nous sommes plus de vingt, le jeu ne sera pas vain, si'l y a maints heurts, nous boirons du vin pour n'en point venir aux mains avant l'heure. Puis nous dînerons à la fortune du pot, aux restes nous ferons la peau, c'est toujours plus agréable que de souffler dans l'appeau!
Puis nous réciterons un lai comme des frères lais, mais pas laids, si cela nous ennuie, nous irons chasser la laie sur les lais côtiers, avant que de se désaltérer d'un verre de lait. Il n'y a pas de mais, nous ne sommes plus en mai, d'ailleurs on récolte le maïs, nous pourrons en faire du pain sur la maie, si vous ne voulez pas, je n'en puis mais. Ne restez pas sur votre quant à soi, quand je vous en dis tant, prenez votre temps, qu'en pensez vous? Quant à moi, si je tente de simplifier mon discours, c'est surtout pour faire plaisir à ma tante, celle qui a monté sa tente au camping, elle est sur la mauvaise pente et, quand il vente, point elle ne se vante.
Bon, je commence à ne plus être très frais, il faut que je me mette en frais si je veux pouvoir ramener ma fraise, mais, si je fraise, ça va faire du bruit et je n'aurai plus qu'à aller aux fraises. Il faut que je fasse un temps d'arrêt si je ne veux être mis aux arrêts, si je ne veux pas l'avoir dans la raie, je m'arrête mais alors les poissons l'auront dans le dos puisqu'ils n'auront plus d'os, ce qui vaut mieux que de n'avoir plus d'eau!
Il faut que je prenne ma faux pour tailler dans le vif, ce n'est pas faux, n'est ce pas mes féaux? Si certains en ont marre, ils n'ont qu'à dire non, ils ne vont pas me mettre un pain parce que j'ai peins le pin, mais si ça sent le pain ce n'est que la faim, alors que si ça sent le pin c'est que c'est la fin, par contre si ça sent le sang, ce sera sans moi.
Voilà, je mets les voiles, donc je mets un voile sur mes écrits alors éteignez votre ordinateur...... Ah, bon c'est déjà fait!

Peut on soulever les montagnes pour mieux les enjamber?

La question, ainsi posée, peut paraître étrange, mais pas si insensée qu'elle en a l'air car une montagne peut être plus facile à déplacer qu'à escalader! Ce n'est jamais qu'un obstacle, un gros obstacle, certes, mais il suffit d'avoir la foi et ce n'est pas moi qui le dit, mais Jésus!
Retors comme vous l'êtes, vous allez ergoter sur le fait de l'enjamber après l'avoir soulevée, mais enjamber est aussi faire un pas en avant et pour franchir la montagne, même levée, il faut avancer! Vous la ramenez moins là, bon, maintenant que j'ai soulevé le problème, il n'y en a plus, nous pouvons donc avancer sans soucis. Vous voyez bien que la question n'est pas dénuée de sens.
Vous pouvez aussi vous dire que, finalement, on peut la contourner cette montagne, ce n'est pas faux, je vous le concède, seulement nous ne pourrons pas résoudre le problème si nous l'évitons, ce serait donc tourner en rond, c'est un coup à se mordre la queue et ça ne résout rien, ce serait un faux pas! Mais en aucun cas une enjambée, là, j'ai levé le lièvre mais pas la montagne, vous dites vraiment n'importe quoi!
Nous pourrions aussi bien creuser un tunnel, pourquoi pas, mais il faut des excavatrices, des bulldozers et même une pioche, alors qu'il ne faut qu'un peu de foi pour soulever la montagne, ce serait se compliquer la vie alors que le but est d'éluder un problème, pas d'en créer de supplémentaires!
Ah, Jésus vient de me souffler à l'oreille qu'il n'a pas parlé de soulever les montagnes mais de les déplacer, il s'y met lui aussi! Mais, mon cher Jésus, soulever une montagne, n'est ce pas la déplacer? N'oublions pas qu'il faut avoir la foi, si vous avez des doutes, vous ne soulèverez rien et, s'il n'y a pas de soulèvement, il n'y a pas de révolution, mais puisque la révolution est un tour complet, on en revient à contourner la montagne, nous voici revenus à notre point de départ!
Bon, où en étais je? Avec toutes ces interruptions, je m'y perds! Ah, oui, il faut soulever les montagnes, donc avoir une foi inébranlable et alors la montagne ne semblera plus un obstacle, il n'y aura plus qu'à faire une enjambée et le tour est joué, sans la contourner, ce qui est encore plus fort! La foi sera donc le vérin qui permettra ce qui semblait impossible aux terre à terres et autres rabougris de la vie.
C'est ce qui nous est arrivé à ma Chérie et moi, nous avions des montagnes qui nous séparaient, notre Amour nous a donné une telle foi l'un en l'autre que les montagnes ont été soulevées par nos simples regards, nous n'avions plus qu'à avancer, c'est ce que nous fîmes et à grandes enjambées! Vous pouvez me croire, il est plus facile de soulever les montagnes pour les enjamber puisque, malgré la foi en notre Amour, nous n'aurions jamais pu imaginer nous retrouver aussi vite tant il semblait y avoir d'obstacles. En fait, je me demande parfois si nous ne les avons pas tout simplement fait voler en éclat ces montagnes qui nous séparaient!
Voilà, donc je le redis haut et fort, nous pouvons soulever les montagnes pour mieux les enjamber, si vous ne me croyez toujours pas c'est que vous n'avez pas la foi, alors n'essayez même pas, continuez d'escalader la montagne, vous verrez bien si quelqu'un vous a attendu de l'autre côté. Peu m'importe puisque j'ai retrouvé ma Cathy et que les seules montagnes que nous soulèveront dorénavant, serons des montagnes de baisers Amoureux!
Allez, éteignez votre ordinateur et allez tenter de soulever une montagne, pour savoir si vous avez la foi.

J'aime les remparts.

Comment ne pas se sentir petit quand, au pied de ces monuments défensifs, le regard s'effraie de leur simple hauteur tandis qu'ils nous toisent de leur majestueuse morgue. Tout à coup, l'expression "être au pied du mur" prend tout son sens, on se sent écrasé par ces murailles de pierre, que des hommes se sont acharnés à ériger, afin de défendre leur ville, leurs biens, leurs proches, voire leurs propres vies.
"Si tu veux la paix, prépare la guerre", est la deuxième citation qui vient à l'esprit face à ces armes dissuasives que sont ces fortifications. Nombre de velléités guerrières ont dû prendre fin face à ces citadelles de pierre, pourvues d'hommes en armes bien décidés à vendre leur peau au prix fort et Fleuriquette, ma chère hacquebute, et ses consoeurs ont dû arrêter beaucoup d'assaillants. Ils ont dû se transformer en partisan de la paix ou, plus surement, ont été attaquer d'autres villes moins bien fortifiées!
Talus, escarpement, muraille, véritable ceinture de chasteté pour ville inviolée, si ce n'est à cause de la couardise ou de la traîtrise de quelques uns de ses habitants. Pourquoi s'acharner puisque l'on sait la place imprenable par la force? Pourquoi lutter quand il ne faut que ruser? Grâce aux remparts, chacun sait ce que signifie "tenir le haut du pavé"!
Face à ces murailles, je ne puis m'empêcher de faire le parallèle avec la vie, surtout lorsque d'enfants elle s'est parée. Nous avons alors des biens précieux à défendre contre les assauts de la vie. Ils sont nombreux et nous nous devons de bâtir une protection autour de nos enfants afin de les en protéger au mieux. Nous devenons les remparts qui, à l'instar de ceux des villes ou des châteaux, ne sauraient être inexpugnables mais servent à rassurer d'abord.
Cependant, nous sommes les armes défensives de nos enfants et devons amortir les chocs des projectiles que leur lance la vie. Et si, par malheur, une brèche se crée, il faut mettre toute notre énergie à la reboucher, les enfants ne doivent pas pâtir de nos faiblesses. Nous devons être leur dernier bastion, celui où ils peuvent se réfugier lorsqu'ils sont confrontés aux vilenies de la vie, l'abri sûr où ils pourront panser leurs blessures en paix.
Nous sommes la forteresse où ils pourront se forger leur propre carapace, le parapet où ils pourront prendre appui, la muraille à l'abri de laquelle ils pourront grandir, sereinement protégés des aléas de la vie. Comme les défenseurs sur le chemin de ronde, nos enfants doivent se sentir sécurisés par notre solidité et par notre stabilité, qu'une simple fissure apparaisse et c'est tout le système défensif qui peut être remis en cause, nous ne pouvons faillir. La confiance des enfants ne supporte pas la trahison, nous devons donc être de solides remparts assurant la sauvegarde de leur bien être dans tous les moments de leurs vies.
Voilà, je veux être la muraille de mes enfants et des enfants de ma bien Aimée Cathy. Mais, il ne faut pas s'y tromper, si le père peut se faire rempart, c'est la mère qui est enceinte!
Allez, éteignez votre ordinateur et allez vérifier que vous n'avez pas un peu de maçonnerie à faire pour consolider la confiance de vos enfants.

J'aime les promenades nocturnes.

Vous savez que j'habite Dinan et que j'adore errer dans cette ville dont je ne saurai me lasser tant elle recèle de surprises et de beauté, mais il est une facette de ce lieu de magie dont je ne vous ai jamais parlé, la vision nocturne de ces rues d'un autre temps. Les lumières de la ville se sont allumées, le temps est à la douceur automnale, il y a du monde à déambuler mais tout est calme, apaisant, baigné de sérénité.
Il faut battre le pavé, c'est le seul moyen de se promener à Dinan, il y en a dans toutes les rues de la vieille ville! Mais l'éclairage nocturne leur redonne leur air d'antan, ils reprennent vie sous nos pieds et l'émotion est au rendez vous, il faut se laisser emmener par le hasard et regarder chaque endroit de bas en haut, tout est à redécouvrir la nuit. Les lanternes qui servent à l'éclairage du lieu rajoutent encore à sa beauté et nous ramènent vers d'autres époques, Le Dinan nocturne est un voyage dans le temps, plus encore que dans la journée.
Les maisons à colombages font naître des jeux d'ombres propices à favoriser l'imagination, il suffit alors d'écouter le silence pour partir loin, très loin, dans le passé. On entend respirer les pierres et les colonnes de bois qui soutiennent ces maisons centenaires et chacune de leurs exhalaisons est une phrase murmurée dans le creux de l'oreille. Les fantômes du passé resurgissent, l'éclairage se fait vacillant, les ampoules électriques se transforment en bougies, même les passants semblent vêtus de costumes d'époque, ça y est, le moyen âge est là, dans chaque regard porté sur les lieux.
Mais continuons notre promenade nocturne, reprenons le cours de la rue et voyons où nous mèneront nos pas, laissons nos pieds nous guider au hasard. Les rues ne sont pas toutes éclairées, rajoutant encore à l'enchantement, l'on se retrouve alors entouré d'ombres, tout le monde presse le pas, comme se sentant en danger potentiel, redoutant que quelque malandrin surgisse d'un renfoncement! On ne l'imagine plus, on le ressent! Puis, soudain, on débouche sur une place éclairée comme en plein jour, c'est aveuglant, retour au monde moderne, ah, non, il y a des tavernes sous les maisons à piliers, ouf, le moyen âge reprend ses droits! Ah, non, finalement ce ne sont que des bars, avec leur musique moderne, vite hâtons nous de passer, avant que la magie ne s'estompe, heureusement, au bas de cette place se trouve un lieu des plus enchanteurs, la basilique Saint Sauveur.
Un éclairage indirect, savamment pensé permet de se laisser envoûter à nouveau, une petite pause face aux magnifiques portes de ce lieu confinant au paradis, on s'attend à voir sortir une procession de moines ayant terminé leurs complies. Une approche lente permet de profiter des jeux d'ombres créés par les sculptures, leur donnant leurs dimensions divinement inspirées, les laideurs sont magnifiées par la lumière et même les saints prennent une forme diabolique! Contournant l'édifice, un petit jardin point trop éclairé se laisse découvrir, il voisine les remparts qui dominent la vallée de la Rance.
L'enchantement de ce petit port éclairé est tel que l'on a l'impression de découvrir un diamant dans son écrin. Il baigne dans le calme nocturne et les promeneurs, à cette distance, font penser aux marins qui se préparent à l'embarquement, il ne manque que le galion et l'illusion serait parfaite.
Voilà, je reviens chez moi par d'autres voies, afin de mieux remplir mes yeux de cette ville magnifique, je termine mon périple par une rue qui me tient plus à coeur que toutes les autres, mais pour des raisons que je veux ici vous cacher, sachez seulement qu'il y a une magie propre à cet endroit, mais que le moyen âge n'y est pour rien!
Allez, éteignez votre ordinateur, vous avez assez profité de mes lumières!

vendredi 23 septembre 2011

J'aime les soupes.

Quelle joie de tremper sa cuillère dans une soupe, mets nourrissant s'il en est, avec une telle variété de choix que chacun y trouvera celle qui lui convient. Poissons, légumes, bouillon de poule, vermicelle, pot au feu, la liste est non exhaustive car ce serait trop long de tout citer, mais les soupes sont bonnes pour la santé et, dans les premières fraîcheurs de l'automne, sont un bon moyen de se réchauffer, le corps et l'âme!
Ce qu'il convient de faire en tout premier lieu est de bien choisir les ingrédients qui la composeront, il serait malséant qu'elle tourne à la soupe à la grimace, au risque d'obliger le cuisinier à boire le bouillon. Il ne faut pas que les invités prennent la mouche, on ne peut mettre n'importe quoi dans une soupe, c'est un savant mélange de saveurs qui doit la composer. Il ne faut pas y ajouter d'épices, ou alors très peu, les aliments doivent y exprimer leurs goûts propres, c'est ce qui fait le charme des soupes.
Une cuisson lente est essentielle, il faut que les ingrédients prennent leur temps pour libérer leurs arômes, pour magnifier une soupe et donner envie d'en reprendre. Chaque papille gustative est alors mise à contribution, pour deviner ce qui compose le potage dégusté, pour détecter la moindre variation dans les cuillerées qui s'enchaîneront et auxquelles l'on s'abreuvera tout en mangeant, laissant les dents au repos. Les soupes ne s'accompagnent pas de bruits de mastication, tout juste quelques slurps, pour les moins bien éduqués!
Lorsque la soupe est prête, il faut passer à table tout de suite, on ne peut la déguster de façon impromptue, il ne convient pas d'être "le cheveu sur la soupe", il pourrait se mettre sur la langue et provoquer un zézaiement qui nous donnerait l'impression d'être dans le potage! La soupe se consomme chaude, sauf, bien sur, si c'est une soupe à la glace, mais il faut être anglais pour commettre ce genre d'ineptie!
Mais quel bonheur quand, rentrant d'une balade ou d'une journée de travail par temps de pluie, l'on sait pouvoir compter sur un bon potage bien chaud et nourrissant, qui nous fera bien vite oublier que l'on était trempé comme une soupe en arrivant. Il faudrait être soupe au lait pour ne pas en apprécier les bienfaits! Un bon brouet fait s'ébrouer les corps et leur redonne de l'énergie.
Il est vrai que ces repas simples passent pour la pitance des pauvres, mais n'est ce pas cracher dans la soupe que de croire en de telles idées préconçues? Il est des soupes qui valent largement des repas gastronomiques, ce sont celles qui sont préparées avec Amour et tendresse, pour remplir les estomacs de ceux que l'on aime et en faire des gens repus et heureux, mais certainement pas des gros pleins de soupe!
Allez, éteignez votre ordinateur de vous même, j'en ai soupé de vous le dire! Et, comme le dit l'expression consacrée, "à la soupe!

Saurai je aimer le manque?

Cet atroce sentiment qui nous rend dépendant au point de provoquer des troubles de la personnalité, de déclencher des comportements parfois étranges voir des attitudes prostrées. C'est un grand sentiment de vide, on est à la limite de la défaillance, rien ne peut détourner celui qui souffre de manque de l'obsession qui le hante, quelle que soit la raison de cette carence.
Il existe différentes raisons de souffrir de ce que je n'hésiterai pas à qualifier de maladie, tant cela peut mettre en état de faiblesse morale comme physique. Cela provient toujours d'une addiction mais le motif de cette dépendance est la vraie source du problème. Les symptômes sont divers, mais ils ont tous en commun cette forme d'isolement qui met le déficient à part, même entouré.
Le corps est agité de tremblements, certains ont des tics nerveux, d'autres deviennent irascibles, tout énerve celui qui est en manque, tout le monde l'insupporte, surtout ceux qui l'empêche de palier à sa privation. Dans certains cas il peut devenir dangereux de contrarier celui qui souffre, à ses yeux rien d'autre ne compte que l'assouvissement de son vide, ou de son vice! Toutes les excuses deviennent des vérités indispensables, "si vis pacem" ( fort, hein, le coup de la locution latine! Ce n'est que pour combler les trous liés...à mon manque d'inspiration!).
C'est une autre caractéristique de l'état de manque, il en entraîne un autre, de physique, il devient psychique. Alors, c'est le vide total, la carence absolue, plus rien ne peut exister d'autre que le besoin, il annihile toute envie, toute idée de faire autre chose que de se concentrer sur l'objet du désir, même s'il n'est pas obscur! Dans le cas particulier qui est le mien ce soir, le manque que j'éprouve me laisse sans imagination, c'est l'inspiration qui me fait défaut, déclenchant une insuffisance de mon esprit, je suis en carence de mots. J'ai une défectuosité de vocabulaire, un paupérisme du verbe, c'est la disette!
Il me faut retrouver ma Muse, je suis sur que c'est elle qui me manque vraiment, en son absence, je me sens totalement vidé de toute substance. Maintenant que j'ai mis le doigt sur la source de mon manque, je me sens de nouveau rempli d'inspiration, car ma muse est ainsi faite qu'il me suffit de l'invoquer pour qu'elle apparaisse, elle me prend dans ses bras et m'insuffle le génie créatif qui me manque. Et, là, plus rien ne peut arrêter l'imagination débridée par l'Amour que me porte ma Muse, même le manque devient une source d'écriture.
Donc, je vais savoir aimer le manque, puisque de lui jaillit la lumière, seule ma muse provoque cet état d'addiction, je n'ai pas à m'en inquiéter puisque ma Muse est tout près de moi, je devrais dire qu'elle est en moi tellement nous sommes proches Elle et moi. Mais, alors je ne dois pas aimer le manque comme je ne puis plus l'éprouver, c'est bien dommage je venais juste d'apprendre à savoir l'aimer!
Allez, éteignez votre ordinateur, ne serait ce que pour savoir... s'il vous manque!

mercredi 21 septembre 2011

J'aime la naïveté.

La candeur pleine d'ingénuité de la naïveté est pleine du charme de l"innocence, c'est la caractéristique principale des enfants et de ceux qui refusent de vieillir. Il est facile de faire passer un naïf pour un ingénu, mais ce n'est pas de la bêtise, juste une forme de sincérité.
C'est la principale qualité d'une personne qualifiée de naïve, une franchise à toute épreuve, qui permet d'oser poser les questions que beaucoup se posent sans avoir le courage de l'assumer. En cela, le naïf est plus intelligent que beaucoup d'entre nous, il peut tout se permettre puisqu'il est innocent et avoue son ignorance, lui permettant d'enrichir son savoir. En fait le naïf est un étudiant à vie, chaque curiosité l'intéresse et il peut obtenir des réponses à toutes ses questions, car la candeur attire toujours la sympathie.
La naïveté est une spontanéité de l'âme pure, elle fait sourire les artificieux incrédules qui se croient tenants du savoir, alors qu'elle n'est que la porte d'entrée à ce même savoir. Ils oublient qu'ils ont été naïfs eux aussi et ne se rendent pas compte qu'ils sont ignorants de toutes les réponses aux questions qu'ils ne se sont pas posées à eux même. Le naïf avec sa candeur est celui qui sait, le problème pour lui étant d'en prendre conscience, la candeur rend humble mais n'empêche pas l'intelligence.
C'est même la forme la plus aboutie d'intelligence que la naïveté, celle qui permet de s'ouvrir totalement aux autres avec la sincérité de l'innocence. Tout le monde est respectueux de cette gentillesse, puisque c'est bien ce dont il s'agit. C'est une droiture pleine de fraîcheur et chacun verra ses qualités transcendées au contact d'un naïf, sa pureté rejaillira sur son entourage et l'éclairera de sa lumière. Même Jésus était ami des simples d'esprit, il ne s'y est pas trompé, mais n'était il pas tout simplement naïf lui aussi?
Il n'y a aucun machiavélisme, aucune duplicité dans le comportement de l'ingénu, il ne fait qu'admettre ses ignorances, sans avoir conscience que sa méconnaissance puisse être nuisible pour certains esprits retors. Le naïf n'est jamais qu'un adulte qui refuse de grandir, il a su garder son âme d'enfant et même son regard est puéril, mais jamais vide, plutôt avide. Ce qui fait sa force est de ne jamais se poser de questions, mais de toujours poser des questions.
Voilà, c'est tout ce qui fait que j'aime la naïveté, j'en suis un moi même, avec tous ces textes qui posent autant de questions qu'ils apportent de réponses. Mais je veux rester le candide plein d'innocence et imbu de mes ignorances, de façon à toujours continuer d'apprendre en observant les autres et en leur posant les questions que tout le monde tait, il n'y a pas d'autre moyen d'obtenir des réponses!
Allez, éteignez votre ordinateur et allez cultiver votre naïveté ailleurs!

J'aime les poupées russes.

Vous savez, ces drôles de poupées qui s'emboîtent les unes dans les autres, on croit toujours qu'on a fini et il en reste une autre, puis une autre... C'est une belle vision de la vie que nous proposent ces petites surprises cachées les unes dans les autres.
Car, à bien y regarder la vie n'est pas différente, on commence par ouvrir la première poupée et il en sort une autre! Seulement, ce sont des choix qui s'offrent à nous dans la vie et chacun d'entre eux ouvre de nouvelles possibilités, à l'infini. Parfois on regrette les conséquences d'une décision, il ne faut pas car elle ouvre toujours plusieurs voies, il faut alors prendre une initiative qui effacera le premier choix, ou qui le confirmera! Une chose est sure, la vie n'est faite que de cette succession de surprises, bonnes ou mauvaises, cela reste des surprises et donne le piment de la vie.
Ce qu'il convient de faire, c'est de n'ouvrir les poupées qu'avec lenteur, afin que dure le plaisir et d'avoir toujours une autre poupée à dénicher, il ne faut surtout pas se précipiter, l'une après l'autre elles s'ouvriront et nous ferons découvrir un nouveau secret sur nous même. Le bon choix, ou le mauvais? La bonne route ou le mauvais raccourci? C'est tellement bon toutes ces surprises, le jeu de la vie à la poupée russe, c'est plus sain que la roulette du même pays! Moins dangereux, c'est sur, si on se rate au jeu des choix, on peut toujours tenter de redresser la situation, en ouvrant une autre idée.
Nous avançons de cette manière tout au long de nos vies, finalement, de surprise en surprise, nous les prenons comme elles viennent et devons composer avec, jusqu'à ce que l'on ait le sentiment d'avoir trouvé sa voie. Il faut parfois attendre longtemps avant de s'apercevoir que l'on a arrêté d'ouvrir les poupées trop tôt, qu'il nous faut reprendre le jeu et qu'il reste encore plein de petites poupées! Il est un autre point commun, c'est que le nombre des choix semble diminuer aussi, à mesure que l'on avance dans la vie, mais ce n'est souvent qu'un trompe l'oeil, en fait la voie se restreint, mais pas les choix.
Il convient juste de les affiner, c'est l'expérience, il y a moins de choix parce que l'on a moins besoin d'options, nous avons appris des précédentes erreurs et cela permet de se limiter à l'essentiel, de moins avancer à tâtons puisque, comme pour les poupées russes, on sait ce qu'il y a derrière la suivante! Alors on continue de les ouvrir avec pour seule appréhension que ce soit la dernière!
Heureusement, il y en a toujours une autre, jusqu'à la fin de nos vies et on peut continuer à les ouvrir sans peur puisque la dernière sera notre dernière heure! Là, peu importe qu'il n'y ait plus de poupée, nous ne serons plus là pour le constater!
En attendant, continuons d'avancer allègrement sur la route de la vie, en ouvrant une autre poupée, des fois qu'il y en aurai encore une autre à l'intérieur! En tout cas, je sais que mes poupées russes en contiennent encore beaucoup d'autres, seulement les miennes ne sont que de bonnes surprises puisqu'elles sont ouvertes avec un Amour partagé et absolument unique donc heureux!
Allez, éteignez votre ordinateur comme ça demain vous aurez peut être la surprise d'un autre texte en le rallumant

mardi 13 septembre 2011

Poésie d'Amour!



Mon âme n'appartient qu'à toi
Mon coeur pour toi seule bat
L'Amour qui m'habite
Tout mon corps agite
Je n'éprouve point d'impatience
Mais ta venue me met en transe
L'Amour qui m'habite
Tout mon corps agite
Notre histoire aboutit
nous redonnant la vie
L'Amour qui m'habite
Tout mon corps agite
En une très belle demeure
S'épanouiront nos coeurs
L'Amour qui m'habite
Tout mon corps agite
Nos coeurs s'y uniront
Heureux nous y serons
L'Amour qui m'habite
Tout mon corps agite
Ton arrivée en ces lieux
Me les rend majestueux
L'Amour qui m'habite
Tout mon corps agite
Je suis un homme heureux
Tu es celle que je veux
L'Amour qui m'habite
Tout mon corps agite
Je te rendrai heureuse
Car tu es mon Amoureuse
L'Amour qui m'habite
Tout mon corps agite.
Voilà, mon Amour, ce petit texte par toi inspiré est pour toi, puisse-t-il te plaire, je n'en serai que plus heureux d'être ton Amoureux. Je t'aime.

Ai je contracté un virus?



Panique à bord, mon opérateur m'a coupé mon antivirus, ce qui fait qu'à chaque action sur mon pc, un message d'alerte apparaît, ne faites surtout pas clic, vous risquez d'endommager votre ordinateur, n'allez pas sur ce site, il est dangereux!! Le plus dingue c'est que j'ai voulu télécharger un autre antivirus, mais certains sites disent qu'ils ne sont pas surs et qu'il faut bien vérifier avant de faire clic, des fois qu'un pirate se serait immiscé, là, au lieu de télécharger une protection, j'aurai directement été infesté par un virus!
Alors, je me suis dit que ce n'était pas grave, que, n'allant pas spécialement souvent sur internet, je pouvais me passer de protection, mais même mon blog menaçait mon ordinateur à en croire les messages d'alerte, je me serai auto empoisonné! Je sais que certains de mes textes ont un ton quelque peu acerbe mais de là à empoisonner tout un système informatique, c'est peu crédible. Enfin, j'aurai pu trouver ça drôle, me transformer en "hacker" malgré moi, juste par quelques textes, seulement empoisonnés par les mots!
Etant d'une nature anxieuse, j'ai décidé qu'il me fallait récupérer mon antivirus, c'est là que ça se complique, il m'aura fallu pas moins de trois coups de téléphone à mon opérateur, plus une conversation sur un chat (pas l'animal! Ne soyez pas de mauvaise foi!), pour être finalement réorienté chez le fabricant dudit logiciel pour, enfin, obtenir une réponse. Ouf! Fin de l'histoire, mon ordinateur va être protégé? Mais non, ce serait trop facile et mon texte serait trop court, merci aux informaticiens d'être aussi tordus.
Il m'a fallu remettre moi même en place tout le système, je leur ai pourtant précisé que j'étais très nul avec un ordinateur, mais non, ils m'envoient des liens qu'eux seuls peuvent comprendre, alors, de nouveau, téléphonons! Là, au terme d'une incompréhensible conversation, estimant que cela avait assez duré, les tarifs de communication étant à notre charge et excessivement chers, je coupai court, tant pis, je vais me débrouiller tout seul.
Et me voici en lutte contre la machine, et que je clique à gauche, et que je clique à droite, et que je double clique, jusqu'au déclic! La sueur perle à mon front, mon cerveau bouillonne, mes doigts sont victimes de crampes, mais peu me chaut, j'y arriverai.La démoniaque machine émet des bips et des tuuts de plus en plus souvent, mais peu m'importe, c'est elle ou moi, mais l'un des deux cédera! Ma vision se trouble à force de lire des messages d'alerte, mes yeux pleurent de fatigue ou de dépit, je ne sais même plus, mais je continue!
Tout à coup, l'écran m'affiche une bonne nouvelle: " cliquez sur exécuter pour télécharger la dernière version de votre antivirus", incroyable, j'ai vaincu la bête informatique, je me mets debout sur ma chaise et, un pied sur le clavier, je lance le cri de tarzan! Je termine la manoeuvre qui me semble aisée maintenant, et, enfin, l'ordinateur se calme et m'annonce que je suis à nouveau sous haute protection. C'est tremblant d'émotion que j'essuie une dernière larme de joie.
Puis, reprenant mes esprits, je me rends compte que, finalement, je me suis fait avoir, j'ai contracté un virus! Pas l'ordinateur, mais bel et bien moi, j'ai le virus de l'informatique, c'est affreux, au secours, tout mais pas ça, par pitié! Hélas, si, je suis contaminé, heureusement qu'il me reste l'écriture comme exutoire pour me convaincre que je reste farouchement anti internet, mais le doute n'est plus permis, je suis une victime de l'ordinateur!
L'Amour a eu raison de mes dernières résistances, ma Chérie m'avait prévenu que je changerai d'avis sur beaucoup de choses grâce à l'Amour, le dernier bastion vient de tomber, je ne suis plus Boutefeu, juste Fleuriquet, mais un Fleuriquet éperdument Amoureux et ça vaut bien un Boutefeu!
Allez, éteignez votre ordinateur avant que je ne vous le contamine avec mon virus Amoureux, vous risqueriez de ne plus quitter votre écran des yeux!

lundi 12 septembre 2011

J'aime la gastronomie.



Comment ai je pu ne pas y penser avant, gourmand comme je le suis, cela aurait dû m'inspirer, ce n'est pas grave je vais, enfin, pouvoir être vraiment inspiré par un sujet qui me tient autant au coeur qu'à l'estomac!
La gastronomie en notre beau pays n'est pas un vain mot, tant elle présente de diversité et de richesse, qu'elle soit régionale ou de tradition notre cuisine nationale reste un des fleurons mondiaux. Que dire d'autre que "à table" quand elle est magnifiée par nos grands chefs voire par des cuisiniers amateurs mais passionnés, dans les deux cas nous ne parlons plus de cuisine ou de "bouffe" mais bel et bien de gastronomie, les aliments sont alors exploités de telle façon qu'ils donnent le meilleur d'eux même pour le plus grands plaisir des papilles gustatives de l'impénitent gourmand lui laissant comprendre que le péché de gourmandise n'a pu être inventé que par des gens frustres et mal éduqués(donc pas français,à n'en pas douter). Comment peut on penser qu'un mets qui vous ferme les yeux dès que mis en bouche puisse ne pas être d'inspiration divine?
Comment résister à l'appel de la chair quand elle est de bon aloi et à été entourée de soins et d'amour car la gastronomie comme toute passion vraie ne saurait se passer d' un amour incommensurable, c'est ainsi qu'il faut aborder le sujet, ce n'est donc plus un simple texte mais bel et bien un banquet textuel auquel il me faut vous convier maintenant.
Nous voici à l'apéritif, déjà! Oui, c'est le moment le plus important à mes yeux, celui ou se crée l'ambiance, où se tissent les liens qui feront le plan de table, il ne faut rien imposer, si ce n'est un verre d'alcool suave et chaleureux qui aidera les langues les moins lestes se délier. Accompagnons le tout de TOYOS (message subliminal à l'attention des kalonkleziens), ou de tartines parfaitement agrémentées de quelques pâtés, fromages, purées de légumes et autres inventions géniales de nos créateurs gastronomiques, surtout pas ces horribles choses qui ne sont bonnes qu'au prétexte d'être chères et qui font tant ressembler les bouches à des culs serrés(nous verrons à la fin qu'il ne fait pas bon être un cul serré et se prétendre gastronome).
Enfin, arrivent les hors d'oeuvre, petite mise en bouche pleine de fraicheur toute en douceurs pas trop goûteuses afin d'échauffer les papilles gustatives, de les préparer en douceur ainsi que le ferait un coureur de fond, il en faut peu, mais en suffisance pour allumer les estomacs et les prévenir du déluge de délices qui vont leur être livrés sous peu, petites salades, mélanges de crudités et de fruits propices à l'ouverture des appétits même les plus timides. Les entrées sont déjà là, il ne faut point les faire attendre, elles peuvent être chaudes, tièdes voire froides mais si impatientes d'être mangées qu'il faut ne pas hésiter et les mordre à pleines dents afin qu'elles libèrent les messages aromatiques qu'elles sont chargées de nous apporter et, là, dans un religieux bruit de mastication les yeux se ferment, les sons ne vous atteignent plus, il n'y a plus que le gout et l'odorat, rien d'autre ne compte, jusqu'à la dernière bouchée, qu'elle soit une soupe aux arômes exaltés par une cuisson lente, bouchées chaudes patiemment portées à la température idéale ou salade rehaussée d'une sauce aux saveurs diverses mais intenses, agrémentée de petits croutons délicatement parfumés de différents condiments,l'entrée se fait le héraut du plat qui va suivre prévenant l'estomac qu'il va falloir faire de la place, s'ouvrir au maximum de ses capacités afin de permettre au gourmet de faire profiter plus longtemps ses papilles et son odorat du bonheur qui va suivre.
Voici venir le maître incontesté,l'élément majeur,celui qui va sceller le pacte entre le gourmet et le gastronome, le plat principal. Qu'il soit de viande, de poisson, de légumes, il se doit riche de nombreux goûts, de variété, de mélanges lentement mijotés afin d'en mieux exhaler les saveurs, pour qu'à chaque frémissement une odeur nouvelle s'élève poussant les appétits dans leurs derniers retranchements, il m'en faut hurlent les estomacs, en parlant par le nez, puisque c'est l'odorat qui les rend si expressifs. Qu'ils soient cuits en papillotes,en court bouillon, rôtis ou grillés, seule une cuisson lente est acceptable pour certains tandis que d'autres necessiteront d'être saisis, peu importe la façon puisque c'est le résultat qui sera jugé, mais c'est la bonne façon qui donne le bon résultat.
Comment? Vous alliez quitter la table, seriez vous devenu fou, il manque une pièce essentielle au gastronome; le Fromage, celui qui va nous aider à comprendre pourquoi, instinctivement, nos estomacs ont semblé n'en plus pouvoir. C'est qu'il faut garder un espace pour les fromages qui seront appropriés tant leur variété est grande, tant ils sont nombreux à pouvoir faire le lien, ils ont pour utilité de nettoyer les bouches des gouts précédents,
créant un pont entre des saveurs aussi éloignées que peuvent l'être celles entre un plat et un dessert.
Le dessert, d'ailleurs, puisqu'on en parle, ce moment tout sucre et tout miel, doucereuses douceurs qui vont faire fondre les impénitents gastronomes qui auront eu l'audace et l'appétit pour arriver jusqu'à cet instant si particulier ou les ceintures se desserrent d'un cran et qui, par le sucre, va permettre d'aider à la digestion qui ne saurait tarder à commencer. Il faut bien que ça se termine, je vous l'avais dit que je vous reparlerai des culs serrés!
Voila, c'est ce que je pense être de la gastronomie, du bon, du bien, du plein et tant pis pour ces pseudo restaurant gastronomiques qui vous laissent sur votre faim sous prétexte que c'est fin et bien cuisiné, c'est mieux d'en manger peu!!!
Allez, tout ça m'a donné faim, je vous laisse donc, pour cette fois, mais je reviendrais, après la sieste, parce que je reviens toujours. En attendant, éteignez moi ces ordinateurs et allez vous faire péter la bedaine, nom de zeus!

J'aime la sérénité.



Il m'est arrivé une histoire étrange en cet après midi dominical, je me promenais dans les rues de Dinan, comme cela m'arrive très souvent, le soleil dardant ses bienfaiteurs rayons, les lumières d'automne sont magiques. En passant à proximité de la basilique saint Sauveur, je ne pus m'empêcher d'y entrer, bien m'en pris, les vitraux étaient illuminés par des rayons célestes, projetant des lumières empreintes de magie colorée sur différentes parties de ce lieu saint.
Je prenais quelques photos et décidait de m'asseoir un peu afin de profiter du calme de ce lieu, pour n'être pas pratiquant, je n'en respecte pas moins l'architecture et la foi affichée par des bâtisseurs à une époque où tout se faisait à la main. J'admirais les magnifiques sculptures et colonnes, la voûte majestueuse et les jeux de lumières sur le sol et les murs, totalement absorbé par ce qu'il convient d'appeler de la contemplation. C'est à ce moment là qu'il m'est arrivé cette étrangeté dont je vous parlais en début de texte.
Peut être, eu égard au lieu où je me trouvais, devrai je parler de miracle! Tout à coup, perdu dans mes rêveries éclairées, je me rendis compte du silence qui régnait dans le lieu, la basilique s'était vidée de tous ses visiteurs, j'étais seul dans la place. Un silence bienfaiteur s'est installé, c'est là que j'ai compris ce qu'est réellement la sérénité, je me suis senti comme Bouddha au pied de son arbre! J'ai senti le calme me pénétrer jusqu'à l'âme, j'ai affiché un petit sourire de bonheur et j'ai laissé mon esprit libre d'errer où bon lui semblait.
Un sentiment puissant de quiétude absolue s'est emparé de moi, me permettant d'entrer en communication avec moi même, Dieu et un saint Père de mes amis, nous avons discuté dans le silence apaisant de cette si belle basilique, devenue un écrin de paix. Je vis, en ce moment, une période cruciale de ma vie future, je devrais être en état d'hypertension et quelque peu irritable, c'est le contraire qui se passe et ce moment de plénitude sereine, que j'ai traversé en ce bel après midi, ne fait que me le confirmer, je suis totalement serein, plein d'une calme tranquillité.
J'aime cette paix qui coule en mes veines, apaisant les battements de mon coeur au moment où il bat le plus fort pour ma Cathy Adorée. Il va nous falloir faire preuve de patience et de calme dans les temps qui viennent, j'ai acquis la certitude d'être habité par ces sentiments et mes forces s'en trouvent décuplées. Je puis attendre mon Aimée dans la sérénité totale, nécessité absolue de la réussite de son installation, elle sait pouvoir compter entièrement sur moi et je sais qu'elle est habitée du même sentiment puisque nous partageons tout.
Voilà, j'ai enfin réussi à atteindre cette sérénité tant recherchée, il me fallait juste, en homme de convictions(!), trouver un équilibre, c'est chose faite grâce à ce moment de solitude propice que m'a offert Dieu en ce lieu qui Lui est dédié et qui servira à nous confirmer notre Amour éternel. Je t'attends mon Amour et je n'ai jamais été aussi prêt à t'accueillir, puisque tu n'as jamais été aussi près d'arriver! Je t'aime sereinement.

dimanche 11 septembre 2011

J'aime les histoires.



En bon reconstitueur du moyen âge, j'aime l'histoire, mais le fait est qu'il y a autant de versions de notre passé qu'il y a d'historiens de renom. Il faut donc choisir quelle est la version la plus proche de la réalité, de là à en conclure que nos spécialistes nous racontent des histoires, il n'y a qu'un pas que je franchirai allègrement.
Au début, tout au début, il y a eu l'homme et la femme, il a bien fallu que ça commence comme ça, les historiens ont réussi à se dissocier sur ce simple fait, ça démarrait mal! Pour les uns, c'étaient Adam et Eve les premiers, nous serions donc tous consanguins, pas étonnant que l'humanité soit en pleine dégénérescence. Pour les autres, c'est un chaînon, qui manquerait de surcroît, qui serait notre origine. Je sais que je n'ai pas fait assez d'études pour porter un jugement digne de ce nom, mais j'ai la vague impression que l'on se moque de nous.
Ensuite, apparaissent les hommes préhistoriques, comprenez avant l'histoire, mais alors ils étaient là avant ou après les cas cités dans le paragraphe précédent? Je m'y perds de plus en plus dans ces conjectures et nous n'avons pas même commencé l'histoire! Bon, le plus simple est de tourner la page de ce qui n'est, somme toute, qu'une préface, c'est à se demander si les hommes préhistoriques ont existé, heureusement pour eux qu'ils savaient dessiner!
Ensuite, nous disent les livres d'histoires, vient... l'histoire! Ça ne s'invente pas un nom pareil, ils sont forts ces historiens! Pendant cette période l'homme a pris conscience qu'il était différent des autres habitants de la planète, alors il a créé les historiens et c'est le début du chaos. C'est là qu'ils ont inventé l'écriture afin que les historiens deviennent chroniqueurs, ce doit être à ce moment que ça a dérapé, chacun inventant son écriture, tous devenaient incompréhensibles!
Puis, ils ont baptisé l'époque suivante l'âge de bronze, ne me demandez pas pourquoi, sans doute y avait il plus de soleil à l'époque. En tout cas, nos spécialistes disent que c'est là que Dieu est apparu pour la première fois, là dessus ils semblent assez en accord, normal, c'est le plus grand mystère de l'humanité, l'historien est pleutre plus que croyant, enfin je crois! Le bronze s'est alors transformé en fer, quand on profite du soleil, on a une santé de fer, c'était facile, ils sont fainéants en plus d'être peureux, ils ont décidément tous les vices nos historiens!
Après c'est au tour de l'antiquité, là le plus grand désordre règne parmi les chronologistes, aucune date ne correspond, chacun y va de sa conjecture. Les petits accommodements avec l'histoire se font plus officiels. Chacun choisit le personnage qui correspond le mieux à sa thèse, peu importe la vérité puisque personne n'a de preuves. Les historiens se mettent à raconter des histoires! Leur seul point d'accord est que c'était mieux à cette époque, il n'y avait pas de calendriers, sans doute.
Nous en arrivons maintenant au moyen âge, c'est étonnant mais il faut bien faire le constat que plus on approche de notre époque, plus les historiens sont en désaccords, nous nageons en plein paradoxe! Chacun se revendique d'une source différente pour affirmer détenir la vérité et, au final, ce sont les archéologues qui portent l'estocade aux manuels d'histoire dont les historiographes nous ont nourris pendant notre scolarité. Vous vous êtes fourvoyés disent les nouveaux historiens aux anciens qui continuent de s'accrocher à leurs histoires, malgré les preuves de leur forfanterie.
Tout ça parce qu'à l'époque suivant le moyen âge, indécemment nommée renaissance, les spécialistes d'alors n'ont rien trouvé de mieux que de dénigrer l'époque précédente pour se mettre en valeur. C'est là que tout est parti de travers et que les histoires ont remplacé l'histoire. Les premiers historiens avaient l'excuse de ne pas savoir écrire, eux ne savaient pas imaginer, alors ils ont réécrit l'histoire pour se mettre en valeur. C'était pourtant une époque de grande inventivité, plein de créations voyaient le jour, mais les historiens en ont fait une période détestable par leurs mensonges éhontés.
La suite, vous la connaissez, nous la vivons, mais je serai curieux de savoir ce qu'en diront les historiens du futur, peut être finiront ils par admettre les erreurs de leurs prédécesseurs, afin de mieux masquer les leurs!
Allez, éteignez votre ordinateur et allez lire un roman, là, au moins saurez vous que l'on vous raconte des histoires.

J'aime le regard



Il ne faut pas confondre, c'est le regard que j'aime, pas la vue et encore moins le coup d'oeil, pas même un regard mais bel et bien Le regard. Je veux parler de la vision du monde qui nous entoure, il faut regarder pour voir, c'est ce sens que j'entends privilégier ici.
Pour commencer il faut ouvrir les yeux, puis, lentement, observer ce qui nous entoure, considérer ceux qui nous entourent, puis il faut porter le regard plus loin pour voir enfin. Alors, l'émerveillement sera au rendez vous, nulle chose n'apparaît mieux qu'à celui qui sait regarder. La beauté ou la laideur, la gentillesse ou la méchanceté, le bonheur ou le malheur, tout devient visible grâce au regard. Si les yeux sont le miroir de l'âme, le regard en est l'inquisiteur, rien ne lui peut être caché quand il est attentif, même l'invisible transparaît, il est comme une sonde, lorsqu'il est lancé rien ne lui échappe, surtout pas le détail.
Poser son regard est un examen de ce que l'on peut voir, une étude permanente de la vie qui nous entoure, une personne que l'on regarde se sait vue et trouve toujours cela gratifiant. Il ne faut pas juger d'un regard, il faut juste y puiser ce que l'on peut voir et l'enregistrer afin qu'un jour il puisse permettre d'en tirer une leçon. Le regard est la porte d'entrée de la curiosité, qui est, elle même, la porte de l'apprentissage.
C'est une ouverture de l'esprit que le regard, la vision s'en trouve élargie, et même un esprit aveugle pourra retrouver la vue, même Dieu devient visible pour celui qui sait Le regarder. Il faut savoir porter le regard au delà des apparences, le placer au dessus des contingences terrestres, alors apparaissent les faces cachées du monde, ce que nul ne peut voir parce qu'il refuse de regarder.
Il nous est tous arriver de se sentir observé, de sentir un regard porté sur nous, même si l'on ne voit personne en particulier qui nous soumet à un examen visuel. Il faut y regarder à deux fois, ce n'est, parfois, que le regard d'un animal, mais nous le ressentons, il nous pénètre et mets nos sens en alerte, nous permettant de retrouver nos instincts. Ce peut être aussi le regard plein d'innocence d'un enfant, plein de pureté, il scrute notre âme, mais il ne s'en rend pas encore compte, il suffit de lui sourire pour qu'il se détourne de nous et cherche un autre centre d'intérêt.
C'est ce regard qu'il nous faut retrouver si nous voulons voir, ce regard plein d'instinct qui sait, au premier coup d'oeil, si l'examen vaut d'être approfondi. Alors le regard ne se perdra plus en conjectures, il ira à l'essentiel, permettant de découvrir toujours plus de nouveautés. Plus nous regarderons, plus nous verrons et plus nous verrons, plus nous apprendrons à regarder.
D'ailleurs,si vous jetez un regard sur ce texte, vous verrez qu'il n'est qu'un regard sur le regard et, peut être, vous direz vous: " ce qu'il écrit ne me regarde pas!" Mais, à bien y regarder, peut être y décèlerez vous un autre regard.
Pour l'instant mon regard ne se porte que sur une échéance Amoureuse, il est éclairé d'une flamme qui habite mon coeur, occultant de ma vue tout ce qui n'est pas Amour. C'est un regard concentré sur un autre regard, bizarrement, cela élargit le champ de vision, décidément, j'ai un regard paradoxal, mais, paradoxalement, j'ai un regard décidé!
Allez, éteignez votre ordinateur et allez porter votre regard ailleurs.

jeudi 8 septembre 2011

Jouons sur les mots.



Voilà ce qui arrive lorsque, comme moi, l'on prétend aimer écrire, le risque de la page blanche! J'ai eu une journée d'inventaire peu motivante pour l'inspiration, alors je vais faire simple pour le choix du sujet. Mon ami le dictionnaire va m'aider, je vais choisir un mot au hasard et, un mot en entraînant un autre, nous verrons où cela nous mène, enfin, me mène, vous n'aimez peut être pas assez la lecture pour aller jusqu'au bout en ma compagnie!
Bon, première étape, le choix du mot de départ: encombre! je vais pouvoir écrire sans embarras, puisque l'inspiration ne m'encombre pas l'esprit, la difficulté sera d'enchaîner sans encombre! Il va me falloir éviter les obstacles que ne manquera pas de m'imposer ma carence d'inspiration, c'est là toute la complication de l'exercice. Bon, ne nous laissons pas rebuter par la complexité de la situation, au risque de créer un antagonisme avec moi même! Je ne vais pas provoquer une opposition entre mes doigts et mon cerveau, déjà qu'ils sont en pleine divergence d'opinion.
Mais l'opinion importe peu puisque peu d'entre vous la donnent sur les commentaires de mes textes, donc je profite de la conjecture pour afficher mes convictions et ma différence face à votre indifférence. C'est votre neutralité qui me pousse à une telle partialité dans mes écrits! Il n'y a donc aucune équité de mes jugements si péremptoires, je ne suis pas impartial et je le revendique!
Seulement le manque d'impartialité est une forme d'intransigeance qui ne correspond plus à mon état actuel, je suis devenu un homme de compromis, je ne puis donc plus me compromettre dans l'iniquité de jugements définitifs, au risque de redevenir l'imbécile que j'étais et je ne suis plus qu'un idiot, ce qui est, vous en conviendrez, moins grave. Il me faut transiger pour ne point retomber dans l'excès discourtois de mes opinions, je dois donc faire des concessions.
Mais la concession est aussi un droit accordé d'occuper l'espace public de manière privative, je peux donc occuper ce lieu comme je l'entends, puisqu'il m'est attribué à titre privé! L'attribution étant un don de paternité, je peux revendiquer les mots de ces pages comme les miens, pourtant ce sont des mots courants et usuels, ils ne sont donc pas un bien privé, d'ailleurs, depuis le début de ce texte, je les puise dans le dictionnaire.
Cela rend mes revendications injustes, je ne vais pas intenter un procès au vocabulaire pour son immense richesse. Je ne peux réclamer ce qui est indu, ce serait indigne. Je vais donc rendre ses mots à mon dictionnaire, afin de pouvoir continuer à écrire mes textes...sans encombre!
Voilà, vous pouvez éteindre votre ordinateur, après une telle exégèse littéraire, je ne suis pas près de revenir!

J'aime ma démonteuse.



Ben oui, si j'aime le démontage, c'est bien parce que ce n'est pas moi qui le fait! C'est mon Amoureuse qui s'y colle vu que c'est elle qui va bientôt déménager, mais ne souriez pas, elle est une professionnelle du bricolage ma Fleuriquette adorée. C'est elle qui a fait tous les montages de meubles chez elle, mais je la soupçonne de prendre beaucoup plus de plaisir à en assurer le démontage.
Je la savais énergique, c'est l'une des raisons qui me font l'Aimer à ce point, je la découvre technicienne, que dis je, artiste du montage démontage. Là, en l'occurrence, elle s'est spécialisée dans le démantèlement serai je tenté de dire, tant elle met de coeur à l'ouvrage. J'ai ouï dire que les quelques meubles encore valides de son appartement tremblent dès qu'elle passe à proximité, ou qu'elle les regarde avec un peu trop d'intensité.
Du coup, ils se vident tous seuls et déversent leurs contenus directement dans les cartons! Il paraît qu'ils lui ont trouvé un surnom, "la Calamity Jane du tournevis"! Mais le plus grand traumatisme est pour les meubles qui ne se démontent pas, ils tremblent sur leurs gonds, se questionnant les uns les autres sur l'outil qu'elle tient en main: "vous êtes surs que ce n'est pas un marteau qu'elle agite?" étant la question qui revient le plus souvent.
Que dire du sentiment qu'éprouvent les tableaux et autres objets fragiles, "elle nous aime trop" se rassurent les peintures, mais ils mettent leurs charmes en avant dès qu'elle tourne son regard impitoyable sur eux, ne sait on jamais. Les objets, eux, mettent en avant leur antiquité, se convainquant qu'elle a trop le respect de l'âge pour ne pas respecter de nobles vieillards, mais ce n'est pas de gâtisme qu'ils tremblent lorsqu'elle se saisit de l'un de leurs nobles compagnons! Ils l'ont vu jeter de vieux livres et des vêtements qu'elle avait depuis longtemps, alors "méfiance" se disent ils entre eux!
Même les livres et les vêtements ont appris à se méfier de "la tornade" comme ils ont décidé de l'appeler. tout ce monde s'inquiète de la lueur qui habite ses yeux depuis quelques temps, mais je sais moi que cette lueur n'est que celle de l'Amour que nous éprouvons et qui nous pousse à nous rapprocher, c'est la raison de son empressement à tout démonter. Alors, tranquillisez vous les meubles, puisque c'est vers la maison du bonheur qu'elle vous mène!

J'aime les démontages.



Il est des moments de la vie qui sont propices aux changements, il faut alors savoir en démonter les rouages afin que cela ne se transforme pas en destruction. Le démontage permet la reconstruction, ce qui n'est pas le cas de la démolition. Il faut donc bien s'appliquer afin de pouvoir mieux remonter ce que l'on aura désassemblé.
Le changement de vie est un déménagement des corps et, comme pour les meubles et les affaires que l'on a cumulés, il faut savoir ménager les démontages pour ne les point heurter. Chaque étagère de la vie passée est a respecter et il convient de la dévisser avec tout le soin nécessaire afin de lui redonner sa place à l'arrivée et qu'elle soit toujours aussi solide et fiable qu'elle l'était au départ. Il faut utiliser les bons outils, les bonnes clés pour ne pas casser les vis, ce qui pourrait déstabiliser l'édifice lors du remontage.
C'est dans ces moments que l'on s'aperçoit de la quantité de travail que représente ce déménagement de sa vie. Toutes ces affaires qu'il faut trier, savoir ce qu'il faut jeter, ce que l'on doit conserver, ranger dans des cartons des pans entiers de sa vie n'est pas anodin, en mettre une partie dans des poubelles n'est pas plus gratuit. Les choix sont parfois cruels, ils paraîtront pourtant dérisoires lors de la remise en place où, invariablement, on recommencera le tri en se demandant pourquoi certaines affaires ont survécu lors du démontage.
Lorsque les choix sont faits, il faut ranger toutes ces affaires que l'on a démontées, pour se garantir de remettre chaque pièce du puzzle à sa place, car un démontage aboutit toujours à une phase de reconstruction. C'est dans ces instants importants que l'on peut se réjouir d'avoir parfaitement maîtrisé toutes les phases du désassemblage de départ, il est alors aisé de réajuster les morceaux afin que chacun retrouve sa forme initiale. Ainsi, le changement peut se faire dans une certaine forme de continuité, qui permet à chacun de retrouver ses marques, condition essentielle de la réussite.
Car, et ce n'est pas un paradoxe, changer de vie ne peut se faire sereinement qu'en conservant une bonne part de la vie que l'on prétend quitter. C'est le meilleur moyen de faire table rase du passé, il faut conserver une bonne part de présent, alors seulement le futur s'ouvrira, et ce n'est pas de la conjugaison!
Voilà, c'est tout ça qui rend le démontage si attractif à mes yeux, il apporte une forme de démantèlement de la vie qui ne désarçonne pas, s'il est pratiqué avec tout le soin nécessaire. Pour bien démonter, il ne faut pas se laisser abattre, au risque d'être dérouté, ce qui pourrait nuire au choix de la direction que l'on prétend donner à sa vie!
Allez, éteignez votre ordinateur et ne vous laissez pas démonter par un coup de massue, attendez d'avoir le bon tournevis.

le retour de Bécassine.



Tout le monde connaît les histoires de Bécassine, cette fabuleuse Bretonne pleine de malice et d'intelligence, qui partit un jour pour "la capitale", afin d'y vivre sa vie en toute indépendance. Sa façon très naturelle de se comporter nous a tous fait sourire et elle a su séduire les "parisiens" par sa bienveillance de Bretonne.
Il est, cependant, une histoire que l'auteur n'a jamais écrite, pourtant elle est inévitable lorsque l'on prétend parler des émigrés Bretons, toujours ils finissent par revenir au pays! Laissez moi vous conter ce retour avec mes mots et votre indulgence, mes dernières lectures des histoires de Bécassine remontent à...quelques mois? (effacez moi ces sourires narquois!).
Voici donc notre Bretonne de Paris qui se dit: "il y a vingt cinq ans que je vis dans cette ville, lumière certes, mais elle a perdu de son éclat avec toute cette pollution. Si je retournais vivre en Bretagne où l'air est resté si pur!" Aussitôt sa décision arrêtée, voilà notre Bécassine qui entreprend les démarches nécessaires, elle a su mettre de l'argent de côté en sage Bretonne qu'elle est restée donc elle se met en quête d'un coin de région où elle pourra s'installer.
Depuis le temps qu'elle est partie elle sait qu'il ne faut pas qu'elle revienne à son lieu d'origine, au risque de rester la "Parisienne" pour le restant de ses jours, elle choisit donc une petite ville des Côtes d'Armor où elle pourra couler des jours heureux. Un lieu plein de magie, qui a su garder une âme bretonne, mais pas un esprit sectaire, elle est restée Bretonne mais a acquis une certaine modernité.
Sagement, Bécassine se met à préparer son retour, se disant que rien ne presse, elle se renseigne tranquillement sur des maisons pouvant lui convenir, à elle et ses enfants, car le secret a été bien gardé mais elle a eu des enfants, mais avec un homme quelle n'aimeplus et quelle va laisser à Paris, elle n'emmènera que ce qui est utile! Elle cherche son lieu de vie, récolte les informations utiles et, toujours, prend son temps.
Seulement, elle a oublié que la Bretagne est une terre de magie et qu'il y vit encore quelques sorciers! Voilà que, tout à coup, tout part dans tous les sens, rien de ce qui avait été sagement préparé n'arrive au moment prévu et notre Bécassine se retrouve à nouveau embarquée dans une histoire rocambolesque! Heureusement, c'est devenu sa spécialité, depuis le temps qu'elle affronte avec audace et volonté des aventures peu ordinaires.
Tout d'abord, il y a ce sorcier qui l'avait envoûtée avant qu'elle ne quitte la Bretagne, elle pensait l'avoir oublié mais son retour en Bretagne a tout ramené et l'Amour qui ne l'avait jamais quittée est revenu, motivant plus encore son départ de Paris! Puis, comme par enchantement, ce fut une maison, qu'elle désespérait de trouver, qui lui apparut, lui disant: "viens m'habiter, je suis faite pour toi!"
Alors tout se précipita dans la vie de Bécassine et elle n'eut plus qu'à laisser la magie bretonne opérer! Quand la Bretagne veut ramener une de ses brebis au bercail, elle sait y faire.
Et voilà, bientôt, très bientôt, Bécassine sera à nouveau une Bretonne de Bretagne et elle pourra se laisser emporter par le bonheur de l'Amour retrouvé, alors nous pourrons lui dire: " bienvenue chez toi, Bécassine!"
Allez, éteignez votre ordinateur et allez à la fenêtre agiter votre mouchoir blanc pour l'accueillir dans la joie! Quand à moi, en bon "sorcier", je me contenterai de lui ouvrir mes bras, puisque je lui ai déjà ouvert mon coeur.

J'aime l'ivresse.



Bon,je craque une deuxième fois, rien que pour provoquer un retour inespéré de mon abonnement!
S'il est bien un état qui est agréable, c'est l'ivresse, quand elle s'en tient à cette euphorie joyeuse qui nous permet de nous libérer de toute contrainte, d'oublier tous nos soucis et de nous sentir joyeux au delà de tout. C'est toujours un moment de magie que celui où l'on atteint l'ivresse, tout à coup l'esprit s'évade, on sent le cerveau qui se met à vibrer d'ondes de bonheur et le regard devient brillant, laissant l'euphorie effacer tout autre sentiment.
La difficulté est de trouver le moyen d'atteindre cet instant magique où tout bascule dans une forme d'irréalité, il faut surtout trouver l'équilibre parfait pour rester dans cet état d'ivresse et ne pas basculer dans le déchaînement. Il ne faut pas se laisser emporter, c'est primordial, sinon le risque est grand de remplacer l'euphorie par la folie qui, même joyeuse, est toujours nuisible puisque excessive. Il conviendra donc de modérer voire, de temperer, les sources de l'ivresse afin d'en garder le meilleur et veiller à l'entretien de la joie qu'elle déclenche.
Une ivresse est, généralement, passagère et ne dure pas, c'est ce qui faut son attrait, la rendre durable devient un défi qu'il faut relever, mais l'euphorie dans laquelle elle nous met n'est pas forcément propice. Il faut faire preuve de volonté, lutter contre ses envies d'aller plus loin, car le risque devient grand d'aller trop loin, il ne faut pas pour autant renoncer à garder l'ivresse, il faut juste s'abreuver à sa source de temps en temps, le strict nécessaire et elle ne retombera plus, ni n'outrepassera ses limites, permettant de rester dans un état d'apesanteur morale, de légèreté de l'être.
Surtout, chacun devra se trouver le bon déclencheur de l'ivresse, que ce soit un alcool, une quelconque drogue, la joie intense d'une bonne nouvelle inattendue ou, tout simplement, un Amour sincère, à chacun sa méthode, "peu importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse". En effet, les sources peuvent être différentes, l'état est le même, une forme d'hébétude heureuse et contagieuse, une joie extatique accompagnée d'un regard brillant de mille deux et d'un sourire béat, le cerveau paraissant être devenu un magma bouillonnant de plaisir.
Cependant, dans le cas de l'alcool et de la drogue, il conviendra de se méfier de l'addiction qu'ils pourraient provoquer au risque de se réveiller de son ivresse avec une vilaine gueule de bois. Pour les joies inattendues, ce ne sont, la plupart du temps, que des ivresses passagères. Dans le cas particulier de l'Amour, laddiction est essentielle pour assurer une ivresse de longue durée, il faut qu'il soit absolument sincère et alors plus rien ne pourra empêcher l'euphorique folie Amoureuse de s'exprimer, assurant ses protagonistes d'une ivresse permanente.
Je ne vous dis pas quel type d'ivresse je vis en ce moment, une petite voix me sussure que vous le savez déjà! Un petit indice, pour les moins attentifs, elle dure depuis longtemps et n'est pas prête à retomber!
Allez, éteignez moi ces ordinateurs qui me sont une insulte en ce moment!