jeudi 20 octobre 2011

J'aime l'Amour.

J'aime l'Amour.
Le plus grand et le plus noble des sentiments qui puisse animer les humains est l'Amour. C'est une force sans nom donnée à ceux qui l'éprouvent, il permet de soulever les montagnes et de combler les failles, il permet la remise en question et facilite les débats. Il redonne la foi à ceux qui l'ont perdue, il redonne confiance en l'avenir, il ouvre les portes, toutes les portes.
Il faut qu'il soit un don de soi, il doit être d'une telle sincérité qu'il ne saurait permettre au moindre doute de s'insinuer. L'Amour est un sentiment avec lequel nul ne peut tricher, il dégage des ondes de bonheur qui deviennent visibles pour tout le monde, sauf, peut être pour les personnes qui s'aiment puisque "l'Amour rend aveugle" dit on!
Je pense que c'est l'inverse qui se passe, l'Amour crée une ouverture sur le monde que nul autre sentiment ne saurait autoriser, il ouvre les yeux du coeur et ce regard là est le plus perçant qui soit. L'Amoureux ressent autant qu'il voit, il respire son environnement et cela l'inspire. Il voit les autres avec un regard pur, accordant à tous le droit d'aimer autant que d'être aimé, il veut que l'Amour soit communicatif, mais sa force véritable réside dans le fait qu'il n'en ai pas même conscience. Il sème l'Amour comme une contagion positive, après avoir croisé un Amoureux, les coeurs fleurissent dans la joie.
Je suis très Amoureux, c'est ainsi que j'ai pris conscience de tout ce que je viens d'écrire et je suis heureux de constater tous les changements qui sont intervenus dans ma personnalité, je continue d'évoluer, puisque l'Amour que j'éprouve pour l'élue de mon coeur ne cesse de progresser. Je me sens riche de nouvelles perceptions et, tout n'étant pas parfait, il me reste encore des paliers à franchir, mais j'y mets beaucoup de coeur à l'ouvrage et je n'ai aucun doute quant à la réussite de mes améliorations de comportement.
Voilà, je t'aime, ma Cathy, de l'Amour le plus pur et le plus sincère qui soit et c'est ce qui me permettra de te rejoindre dans un bonheur heureux et définitif. Je t'aime

J'aime les couleurs de l'automne.

J'aime les couleurs de l'automne.
Quelle belle saison que l'automne, lorsque les arbres se parent de couleurs inouïes, du rouge sang au jaune le plus pâle, en passant par toutes les nuances intermédiaires entre ces deux couleurs. Les rayons du soleil, rasants en cette époque de l'année, en intensifient encore les chatoiements et les yeux ne peuvent que se réjouir d'un tel spectacle, entraînant une jubilation de l'âme.
La nature prépare son sommeil hivernal dans cette explosion de luminosités automnales, déjà le sol se tapisse des premières feuilles tombées créant des tapis multicolores dans lesquels les enfants prennent tant de plaisir à courir. Comme dans l'océan, ils créent des sillages qui se refermeront au premier coup de vent, ou seront recouverts par la chute incessante de nouvelles feuilles, le ballet n'en est qu'à ses prémices.
Elles ressemblent à des papillons lorsqu'elles quittent les branches, voletant au gré des courants d'air, captant les rayons solaires au passage, se laissant transpercer par la lumière. Elles prennent alors des airs de petites fées, ajoutant à la magie, on se prend à les croire animées de vie alors même qu'elles se meurent. Puis elles atteignent le sol qu'elles enrichiront par leur décomposition, permettant de nourrir de nouvelles générations de feuilles, admirable équilibre naturel.

Les dernières fleurs se fanent lentement, ne résistant plus au rafraîchissements des températures nocturnes, les premières gelées blanches ont raison de leur entêtement à embellir les frondaisons. Elles jonchent le sol, apportant des tâches de couleurs vives qui donnent un air de tapis fleuri aux allées des parcs et forêts, c'est leur chant du cygne mais elles gardent leur splendeur jusque dans la mort. Celle ci s'est posée sur l'eau, déguisée en papillon se désaltérant.
Même l'air se pare des luminosités particulières à l'automne, le soleil s'est éloigné et, s'il peine à réchauffer l'atmosphère, il lui donne des teintes peu communes, les contours des plantes apparaissent comme à aucune autre saison, comme sur une peinture. En fait la balade automnale est une invitation à une exposition de la nature, à un spectacle grandiose offert par les plantes et la main de Dieu se ressent à chaque coup d'oeil sur cette oeuvre qui atteint la perfection en cette saison.
Voilà, c'est vraiment le moment de l'année que je préfère, l'automne éveille mon âme bucolique, cela me rendrait presque poétique, voire romantique! Mais il faut avouer que c'est une saison qui s'y prête parfaitement, elle pourrait être triste avec les journées qui raccourcissent, les premiers froids qui se font sentir, elle n'est qu'un hymne à la joie.

D'ailleurs, le soleil couchant en apporte la confirmation, les lumières sont belles, la magie opère, malgré la température qui baisse, le coeur se réchauffe. Allez, éteignez votre ordinateur et allez vous lover dans de chaudes couvertures, au creux de votre lit, car c'est aussi un avantage de l'automne, on dort mieux!

J'aime l'inconséquence.

J'aime cette légèreté de l'être, cette façon d'agir sans réfléchir aux conséquences, cette forme d'étourderie déraisonnable qui peut faire penser à une forme d'irréflexion quand ce n'est, somme toute, que de la distraction. Les actes qui en découlent peuvent ressembler à de l'inconscience, mais c'est une fantaisie accordée aux autres que l'inconséquence. Elle permet d'être inventif afin de mieux surprendre son entourage, de créer la surprise là où nul ne l'attend en faisant naître la stupéfaction.
Elle est proche de l'absurdité, mais n'en est pas une, elle est un simple oubli, un coup de folie passager que son auteur est souvent la première victime. Mais son sentiment de culpabilité n'est que passager puisqu'il est inconséquent, cela ne l'oblige pas à être illogique! Tout juste est il étourdi: "un jour il oubliera sa tête" est l'expression consacrée pour définir ce distrait patenté.
D'ailleurs, lorsque l'on parle de l'inconséquence d'un enfant, elle sera assimilée à un caprice, à l'adolescence elle sera considérée comme un dérèglement, tandis qu'à l'âge adulte ce sera perçu comme de la déraison. En fait ce n'est qu'un caprice déréglé par la déraison, une impulsivité non maîtrisée, un élan qui, souvent, vient du coeur. Ce n'est qu'un moindre défaut et il serait dommage qu'il soit considéré comme une faute majeure, ce qui est souvent le cas pour les gens coincés, pour les anxieux et, parfois, les Amoureux!!!
L'inconséquence est surtout le pouvoir de faire ce que l'on veut, quand on le veut et les autres n'ont qu'à s'adapter ou à subir! Il y a un peu d'égoïsme dans ce comportement, s'il est inconscient cela ne l'excuse pas, mais justifie le comportement de l'inconséquent, à ses yeux en tout cas. Alors jamais il ne s'excuse, puisqu'il ne peut avoir fauté, en bon écervelé il ne peut se rendre compte de ses imprudentes autant qu'impudentes actions. C'est aux autres qu'il appartient de lui pardonner...ou pas!
Agir d'abord, réfléchir après est le leitmotiv de l'inconséquent, cela offre de nombreux avantages, permet une réactivité hors du commun, la dispersion décousue de ses agissements n'est que le résultat de son empressement. Il ne se rend compte qu'après des effets, parfois néfastes, de ses actions, mais, comme le passé s'efface de sa mémoire aussitôt, il passe à autre chose immédiatement, l'inconséquent ne se connait aucun défaut, c'est toujours de la faute des autres.
Il faut accepter ces personnes pour ce qu'elles sont et ne jamais se permettre la moindre critique de leurs actions au risque de devenir un rabat joie et un aigri (un possessif?), puisqu'eux ne savent pas se remettre en question, ils ont toujours raison, même et surtout contre l'avis général. Il faut admettre.......ou partir!
Voilà, je suis un inconséquent moi aussi, alors je refuse de reconnaître mes erreurs comme telles, je pense juste que j'avance et, il faut bien le dire, j'avance, alors à tous les inconséquents de la terre, j'ai envie de dire, je vous aime, continuez à surprendre, essayez simplement de ne pas oublier que vous n'êtes pas seuls, tout sera alors pour le mieux.
Allez, éteignez votre ordinateur afin de voir quelles conséquences cela aura sur votre entourage.

J'aime la fatigue.

En ce moment, au travail nous préparons la Toussaint, vous savez, cette journée spéciale cadavres, où plein de gens vont faire semblant de s'intéresser à leurs morts en achetant des fleurs immondes mais imposantes pour en mettre plein la vue à leurs voisins de cimetière.
Mais là n'est pas mon sujet, nous recevons ces plantes spécialement cultivées pour être en fleur à la bonne période, les Chrysanthèmes, Cyclamens (qui ne sont pas une marque de vélo pour ecclésiastiques!) et autres Bruyères et Pensées. Il faut nous activer pour que les présentations soient en place afin de donner envie à tous les vautours du premier novembre, ne pensez pas que je n'ai que mépris pour ces hypocrites, il en est quelques uns parmi eux qui sont sincères, enfin je crois, enfin je l'espère.
Quand vous entendez une majorité de clients dire d'une très jolie composition: "elle est belle, mais ce n'est pas assez cher!" Avouez qu'il y a de quoi être interpellé sur la sincérité de leurs intentions. Le plus drôle de cette affaire, c'est que les principaux concernés sont morts et n'en ont donc plus rien à faire de ces fleurs qui vont pavoiser nos cimetières, ces lieux morbides et inutiles seront plus colorés, c'est toujours ça de pris!
Nous recevons ces jours ci des centaines de ces fleurs et cela demande un travail acharné et fatigant, heureusement d'ailleurs, l'abrutissement qui en résulte permet de ne pas avoir trop conscience de ce que l'on fait ou dit pour faire plaisir à des maniaques qui mettent trois heures à choisir une fleur avant de se rendre compte qu'il est trop tôt pour aller la mettre au cimetière. Alors, ils disent qu'ils reviendront et, le pire, c'est qu'ils reviendront, puis ils reprendront plus de temps encore pour choisir puisque nous aurons plus de plantes encore!
C'est la fatigue morale qui viendra alors me permettre d'accepter de respecter ces peu respectables personnes, cela me ramène aux périodes les plus sombres de ma vie commerciale lorsque je vendais des alarmes et des encyclopédies. La seule différence est que là, ce sont les clients qui viennent à nous et qui veulent ce qu'il y a de plus cher pour monnayer leur chagrin aux yeux des autres.
Alors je vais me laisser abrutir de fatigue et je ne saurai plus même qui je suis, ainsi le 31 octobre n'aurai je pas mauvaise conscience d'avoir contribué à cette parodie de piété. Je pourrai alors profiter d'un repos bien mérité au creux des bras de ma bien Aimée, qui, déjà, m'aide à accentuer mon état de fatigue, mais je ne vous dirai rien de plus!
Voilà, je suis même fatigué de vous écrire ce message, je vais donc vous laisser pour aller vendre mes fleurs des morts, éteignez votre ordinateur et allez vous recueillir, simplement vous recueillir, sur la tombe d'un proche, ce sera plus sincère et les blocs de granit des cimetières ne vous en seront pas moins reconnaissants.

J'aime les improvisations.

Il n'est rien de tel que l'improvisation pour gérer sa vie, surtout dans le monde actuel, même nos dirigeants ont l'air d'improviser leurs choix politiques selon le sens du vent, plus rien n'est sûr et il devient difficile de planifier quoi que ce soit, à l'instar de la météorologie.
Place à l'impromptu, il nous faut avancer à l'improviste, cela fait la part belle à l'imagination et c'est bien ainsi que l'humain a pu avancer au fil des siècles. Laissons les prévisionnistes et autres prédicateurs de mauvais aloi continuer à croire en leurs fadaises, ils sont perdus dans leurs annonces et ne voient pas que le monde se fait fi d'eux. La terre a décidé de nous remettre dans le droit chemin en bouleversant ses propres habitudes, elle crée des catastrophes aux endroits les plus inattendus, déclenche des tempêtes aux moments les plus inopportuns et nous aide à croire en un avenir de plus en plus incertain.
L'improvisation n'est que la réponse sensée aux incertitudes, la réactivité qu'elle entraîne est salutaire, il suffit juste de ne pas laisser la panique l'emporter. C'est en agissant au pied levé que l'on est le plus efficace, une personne qui peut, sans préparation, réagir effectivement est bien plus utile que tous ces gens qui, pour n'agir que dans la certitude, ne font plus rien.
Nous ne pouvons préluder de rien pour l'avenir, d'ailleurs le verbe préluder, lui même, a un double sens qui fait de lui à la fois une prédiction et une improvisation! Alors menons nos vies comme un prélude musical, tâtonnons un peu pour trouver des notes qui s'accordent et avançons sereinement vers une symphonie harmonieuse, de manière inopinée.
Après la musique, c'est à la cuisine d'apporter de l'eau au moulin de l'improvisation, en effet, qui n'a jamais dû improviser un repas en s'accommodant des ingrédients présents. Ce sont souvent ces plats qui sont les meilleurs par la surprise qu'ils créent, l'inattendu est source de toutes les créations et l'imagination le meilleur des livres de recettes. Créer un plat au pied levé permet de mettre les pieds dans le plat de l'art culinaire, là aussi, l'improvisation est créatrice.
Improviser, c'est surtout agir sur le champ, c'est faire vite et bien avec les moyens du bord, c'est opérer dans l'urgence sans être dans l'urgence, c'est rendre toute sa valeur à l'imagination. Réagir de manière imprévisible face à l'imprévu est le seul moyen de le juguler au point de le rendre prévisible! Il ne faut pas se laisser déconcerter par un évènement accidentel, c'est la force de l'improvisateur, rien ne peut entamer son optimiste avancée dans la vie.
Alors, oui, j'aime l'improvisation, j'en suis devenu un fervent adepte car elle me permet de mieux rebondir et de rester serein, donc efficace, face à tous les imprévus que me réserve la vie en ce moment de construction. D'ailleurs, mon Amoureuse est aussi une improvisatrice et c'est depuis que nous adaptons nos réactions à la fantaisie du destin que nous vivons le mieux notre histoire, ce qui rend notre Amour extraordinaire mais, certainement pas, déconcertant et encore moins déroutant.
Voilà, vous pouvez aller vous improviser une soirée sans votre ordinateur puisque vous allez l'éteindre!

J'aime être possédé.

Non, cela n'a rien de démoniaque, je ne suis qu'ensorcelé mais ce n'est pas grave puisque je suis Amoureux de mon ensorceleuse. Elle m'a envoûté, pourtant je ne me suis jamais senti aussi libre, elle a conquis mon coeur qui, pour lors, est devenu son fief, mais comme la réciproque est aussi vraie, nous ne savons plus qui est à qui, du coup, nous sommes à nous!
Tout ça pour vous dire qu'il est bon de se sentir possédé, tout en étant en possession de la personne qui nous possède, sans pour autant devenir possessif! Cela peut paraître compliqué de prime abord, mais c'est une simple histoire d'Amour exclusif qui refuse de devenir abusif. C'est une conquête, pas une appropriation, nous sommes conquis l'un par l'autre et cela nous met sur un pied d'égalité, nous avons la jouissance de l'autre mais ce n'est que réjouissance.
Il est bon d'être possédé par l'autre sans être dépossédé de soi même et ce ne peut être l'apanage que des gens Amoureux. Entrer en possession du coeur de l'autre ne peut se faire qu'en offrant son coeur à l'autre, qui est alors possesseur du notre, pour notre plus grand bien à tous les deux, cela fait la richesse d'une relation. C'est une occupation pacifique du territoire de l'être Aimé, sans domination ni empire.
Posséder est une forme d'avoir, c'est être propriétaire, mais ce n'est pas avoir le contrôle total, ce n'est que l'usufruit, surtout si c'est d'un coeur dont nous nous sommes enrichis, il est à notre disposition, mais nous n'en avons pas la disposition. Il nous appartient mais nous n'en avons pas la domination, sinon nous pourrions en être dépossédé par celui, ou celle, qui nous l'a offert.
Il ne faut pas confondre, être possédé, qui est une forme d'avoir, n'est pas se faire posséder, ce qui n'est qu'une façon de se faire avoir, là nous parlons d'un don de soi, total, sans retenue, qui permette à un ou Une autre de nous habiter corps et âme, cette possession n'est qu'un partage. Il ne faut pas accaparer la personne possédée, il faut juste la connaître, pour mieux la pénétrer afin de jouir pleinement de cette possession.
Voilà, c'est pour toutes ces raisons que j'aime être possédé puisque cela ne me dépossède pas de mon être, je pourrais rester le même si je le désirais, mais j'ai décidé de me laisser posséder sans retenue aucune, afin de pouvoir, en retour, savoir qu'il est une personne qui est possédée par moi. je suis un homme enrichi de la possession de ma possession.
Allez, vous pouvez éteindre votre ordinateur pour savoir si vous n'êtes pas possédé par lui.

dimanche 16 octobre 2011

J'aime les anonymes.

Les trop rares commentaires sur mes textes sont, souvent, le fait d'anonymes, mais au moins ont ils le mérite d'exister, c'est pour cette raison que je les aime bien. S'ils écrivent incognito, leurs remarques ne sont pas insignifiantes, c'est un anonymat actif que le leur, donc respectable.
Même s'ils gardent le secret sur leur identité, ils ont une existence réelle et le courage de leurs opinions compense le secret dont ils s'entourent. Plusieurs personnes m'ont dit qu'il leur était impossible de faire un commentaire derrière certaines de mes diatribes tant elles sont bien exprimées et vont au fond des sujets traités. Je veux donc saluer la bravoure dont font preuve mes anonymes commentateurs. Je ne veux, cependant, pas oublier ceux qui signent de leurs pseudonymes ou de leur nom, ce sont des personnes qui me connaissent et assument le duel qu'elles cherchent à provoquer par leurs remarques.
Mais je dois avouer qu'un commentaire mal écrit, avec des fautes d'orthographes de surcroît, est un acte très fort, même masqué, il faut oser prendre le risque. J'en arrive à glorifier les lettres anonymes, ce doit être un moyen secret de vous pousser à écrire des commentaires incognito! Même quelconque, même flatteur, mieux encore en désaccord, une remarque d'un inconnu est toujours enrichissante, ne serait ce que pour me prouver qu'il y a des personnes qui pensent dans mes lecteurs.
En même temps, il est plus simple de passer sur un autre blog que d'essayer de me convaincre que je me suis trompé dans le traitement d'un sujet, mais quelques mots bien sentis, sous couvert de cet anonymat protecteur, ne prennent que peu de temps. Alors, cher Anonyme, qui si souvent m'écrit, continue de te masquer pour mieux commenter les sujets qui te parlent ou te heurtent, n'hésites plus, écris moi, je publierai ton message afin qu'il ne soit plus secret pour personne.
Voilà, j'aime les anonymes qui sortent de leur réserve afin de faire connaître leurs idées, faute de le faire de leur identité. Ils peuvent laisser leur ordinateur allumé puisqu'on ne sait pas qui ils sont. Mais vous les connus, vous devez éteindre le votre, ou mettre un commentaire......incognito, cela va de soi!

mercredi 12 octobre 2011

J'aime sortir des sentiers battus.

Encore une balade Dinanaise en ce dimanche ensoleillé, mais, pour changer, j'ai décidé de passer par de petits sentiers peu fréquentés puisque même des habitants de la ville ne les connaissent pas, ce sont des lieux publics mais non des lieux communs. Ce qui n'est pas pour me déplaire, je ne suis pas un misanthrope mais je ne recherche pas le bain de foule, je ne suis pas un sauvage mais j'aime la nature dans ce qu'elle a de plus libre.
Me voici hors des sentiers battus, c'est dans ma nature et je peux m'y laisser aller à la rêverie et à la contemplation sans qu'il n'y ait d'interférence. Je marche sur des chemins qui, pour être aménagés, n'en sont pas moins difficiles à pratiquer, escarpés, encombrés d'obstacles par les arbres environnants déposés, envahis par endroits par la nature reprenant ses droits. Ils ressemblent, en certains passages, à des sentes qui tortillent au gré du "pas de l'âne", il faut alors s'y frayer son chemin au milieu des broussailles et des ronciers pour, tout à coup, déboucher sur une allée aménagée qui ressemble, pour lors, à une avenue.
Puis, j'arrive sur le chemin de halage, le long de la Rance, mais je ne m'y attarde point, il y a trop de monde, les jours ensoleillés d'automne poussent les gens dehors, une dernière bouffée d'air frais avant les jours froids qui s'annoncent. Je m'engage directement dans la première percée qui s'offre à mon regard, bien m'en prend, je retrouve un ancien passage à l'abandon, on ne voit plus qu'une maigre trace qui semble avoir été un sentier. C'est un cheminement long et laborieux que j'entreprends alors, ressemblant à s'y méprendre à une forme d'escalade, mais j'y suis j'y reste et en avant, les obstacles sont faits pour être abattus, c'est devenu mon credo!
Avant que d'entreprendre ma promenade, j'avais été discuter avec un Ami très proche, il a guidé mes pas et je sais, lors de ce passage difficile, que c'est lui qui m'a inspiré au moment où je me suis engagé sur cette voie qui, pour tortueuse qu'elle soit, m'a permis d'arriver aux portes de ma ville par un lieu qui m'était inconnu, mais plein des charmes de l'aboutissement d'une forme de quête de la beauté. En me retournant, j'ai aperçu une vue magnifique sur le port de Dinan, entre les branches des châtaigniers qui commencent déjà à se dénuder de leurs feuilles, ouvrant des perspectives jusque là invisibles.
Il est certain que sortir des sentiers battus change le point de vue, mais, comme une route parallèle, ils ramènent au même point. Nous sortons justes enrichis de nouvelles voies explorées d'une telle balade, cela permet de confirmer qu'il peut y avoir différentes façons d'aboutir et que les plus conventionnelles, si elles semblent plus sûres, ne sont pas forcément les plus enrichissantes.
Voilà, je suis rentré de ma promenade, fatigué mais heureux des nouvelles visions qu'elle m'a offert de cette ville que j'aime tant. Là, même les pavés que j'ai tant foulé me semblent différents, les rues me paraissent pavées d'or!
Allez éteignez votre ordinateur, pour sortir des sentiers rebattus de l'informatique!

J'aime les sons du silence.

Avez vous remarqué, les rares fois où vous retrouvez un vrai silence, les bruits que cela peut faire apparaître? C'est un phénomène étrange, un silence, pourtant total, émet ses propres sons ou alors, peut être, est ce notre cerveau qui les invente, mais le fait est là, le silence total ne peut exister!
C'est la force de l'humain, mais aussi sa faiblesse, il ne supporte pas le mutisme des sons, s'il n'y en a pas, nous les créons, ce sont des acouphènes morales qui nous permettent de ne jamais nous sentir seul ou isolé, nous nous prenons alors à écouter le silence pour mieux entendre ce qu'il a à nous dire. Le silence parle, donc il émet des sons, c'est évident, sinon comment ferions nous pour l'entendre? Alors, chut, écoutons le silence, veuillez vous rendre insonores, je vous prie.
Bon, c'est mieux, nous allons pouvoir mieux nous entendre, écoutons cette tranquillité dans le calme retrouvé, profitons de l'absence de bruit. N'entendez vous pas ce petit grésillement, ou un sifflement léger? Ce n'est rien, c'est la mémoire auditive qui se met en repos, voilà, l'effet s'estompe, le silence se fait, respirons moins fort afin que même un souffle ne vienne interrompre ce moment de félicité auriculaire ( non, ce n'est pas que le petit doigt!!). C'est dans ce silence criant que nous découvrirons la vérité, émet il des sons?
Un ange passe, ah non, c'est une mouche! Paf! Bon, un ange passe disais je, entendez vous, ce sont les rouages de votre cerveau, ils se mettent à fonctionner, le silence inspire les pensées. La sérénité gagne même nos corps, quelques petits craquements vertébraux et c'en est fini du bruit, tout n'est que calme et paix. Là, avez vous entendu ce chuintement? C'est le silence qui s'exprime, il est des sons qui lui sont particuliers, il parle à chacun de nous, mais si nous sommes en un même lieu, il ne nous dit pas la même chose, il s'adapte à l'oreille qui l'écoute.
Les sons émis sont discrets, feutrés, il faut, pour les entendre, faire le silence le plus total, puis laisser faire l'imagination, entrer en phase de mutisme et alors, doucement, se laisser investir par la résonance afin de percevoir les modulations du silence. Ce ne sont, d'abord, que quelques vibrations, un bruissement, enfin, tous les sens en éveil nous font percevoir les sons, par le corps, par l'esprit puis, pour finir, ce sont les oreilles qui entendent. Sans faire de bruit, les chuchotements du silence entrent en communication avec nous.
Même les battements de nos coeurs deviennent perceptibles, on entend leur chant, ils rythment le silence, en faisant une douce musique. Le silence est la plus bruyante des déclarations d'Amour dans le secret des âmes, c'est la discrétion qui donne sa force à une flamme déclarée, là les sons du silence sont éloquents et font grand tapage dans le coeur de l'être Aimé.
Voilà, je vais vous laisser éteindre votre ordinateur pour que vous puissiez profiter du silence. Et si, par malheur, vous n'arrivez pas à entendre les sons du silence, faîtes l'âne ainsi vous aurez du son!

J'aime la polyvalence.

Dans notre monde, il n'est pas de plus grande qualité requise, il faut savoir faire preuve de polyvalence, avoir plusieurs cordes à son arc est devenu un impératif. Il est nécessaire d'être un "homme à tout faire" aux yeux des employeurs et de l'état puisqu'il prétend obliger les chômeurs à accepter des emplois qui ne leur conviennent pas, pour lesquels ils n'ont pas été formés, ou formatés d'ailleurs.
La diversification est le mot à la mode dans le milieu de l'emploi, il faut être capable d'exercer plusieurs métiers pour en trouver un, voire les exercer tous en même temps, vu que partout les employeurs ne proposent plus que le salaire minimum, au sacro-saint nom de la compétitivité mondiale. Pour gagner un salaire qui permette de vivre décemment, il faut donc exercer deux emplois au moins, tant que le salaire minimum existe en tout cas, après nous consacrerons notre vie au travail, plus de loisirs, plus de vie, mais ça c'est pour plus tard, enfin je crois, enfin je l'espère!
En attendant, il faut savoir diversifier ses activités et c'est un expert qui vous le dit, avec un curriculum vitae qui ressemble à un catalogue de vente par correspondance, la polyvalence est devenu un art de vivre chez moi, je n'ai que des raisons de m'en réjouir en ces temps de disette d'emplois, cela me permet de rebondir. Car, loin d'effrayer de potentiels employeurs, mon passé les interpelle, ils sont impressionnés par les capacités d'adaptation d'un candidat, mais refusent de reconnaître une qualification comme acquise. Ma polyvalence fait de moi un débutant perpétuel, c'est là son moindre défaut, mais il permet à tous ces vils avares de ne me proposer qu'une rémunération de misère, je deviens une simple valeur ajoutée!
Les divers métiers que j'ai pratiqués me servent pourtant quel que soit l'emploi visé, les employeurs qui abusent de ma générosité actuellement le savent, mais ils font semblant de n'en rien voir, ils omettent que la polyvalence permet de développer d'autres dons, celui de clairvoyance par exemple! On apprend vite à connaître sa vraie valeur lorsque l'on prétend se vendre plus facilement, il faut être apte au rebond si l'on veut pouvoir rebondir dignement. Il faut devenir une balle de tennis frappée par Roger Federer et pas une de ces balles en caoutchouc qui partent dans tous les sens, il faut savoir jusqu'où on peut aller si on veut pouvoir aller n'importe où!
Être polyvalent, c'est posséder des aptitudes, des capacités variées, pouvoir aller n'importe où, n'importe quand, faire n'importe quoi mais pas n'importe comment! Il faut savoir observer les plus expérimentés pour mieux apprendre les gestes ou les postures à adopter face à une nouvelle activité, le développement de la curiosité est un des atouts essentiels pour un polyvalent, c'est la plus grande qualité de la polyvalence, il faut être attentif tout le temps et à tout. Il faut apprendre vite et ne pas reproduire le comportement des autres mais créer le sien propre afin de ne pas avoir à souffrir la comparaison et même devenir plus efficace que ces gens enfermés dans leurs habitudes. C'est un challenge permanent, une espèce de course à l'échalote où, aussitôt une étape franchie, il faut se préparer à la suivante. C'est, parfois, fatigant, mais c'est toujours exaltant de se sentir en vie!
Voilà, vous pouvez éteindre ces faux vecteurs de la polyvalence que sont vos ordinateurs, car ils ne permettent que de se disperser, là où il faudrait être concentré.

J'aime la vertu.

Mais non, ne vous réjouissez pas trop vite, votre Fleuriquet n'est pas devenu vertueux, encore moins chaste, ni même pudique. Je veux parler de la vertu comme d'une qualité qui pousse à faire le bien afin de mieux éluder le mal, comme d'une probité sans faille, comme d'une capacité à être honnête.
Il faut beaucoup de courage pour faire preuve de vertu dans notre société qui préfère glorifier les désordres de l'immoralité, il faut être d'une grande intégrité si l'on veut vivre décemment sa vie vertueuse et ne pas se laisser aller à la facilité, c'est une forme d'héroïsme que d'avoir de l'honneur. Faire preuve de charité, avoir du coeur sont des vertus que chacun de nous devrait développer, ce sont des valeurs propres à l'humanité, nous avons tous la faculté de le faire, mais nous refusons de plus en plus de l'admettre, comme si c'était un signe de faiblesse et non plus une forme d'intelligente sagesse.
Au moyen-âge, il a été inventé des ceintures de chasteté pour que les femmes préservent leur vertu en attendant le retour de leur mari, peut être devrions nous créer des ceintures de chasteté morale pour nos dirigeants et tous les faibles qui suivent leur voie par lâcheté. Ainsi, ils seraient contraints de faire preuve de vertus telles que la justice et l'honnêteté, ils retrouveraient leur honneur, pour notre plus grand bonheur.
Car, la vertu n'est rien d'autre qu'une qualité qui nous rend propres à faire le bien, c'est un pouvoir, une propriété de l'humain, cela devrait être notre priorité. C'est en vertu de cela que nous devrions agir avec la prudence de la pudeur, agir avec pureté nous rendrait notre virginité, nous confinerions alors à la sainteté des anges qui, étant asexués, peuvent préserver leur chasteté. Nous pourrions nous contenter de tempérance, nous ne sommes que des humains et l'on peut développer des vertus sans devenir chastes, ni faire preuve de trop de continence.
D'ailleurs, je vais, incontinent, vous le prouver, si un ange a bien la capacité à la charité et à la chasteté, ce n'est pas qu'il soit plus vertueux que nous, c'est juste qu'il ne peut faire autrement! Nous, humains, avons la possibilité de choisir, c'est une vertu dont ne disposent pas les anges, vous voyez qu'ils ont leurs défauts eux aussi! En vertu de quelle justice devrions nous faire preuve de pureté, ayons l'honnêteté de reconnaître notre capacité à la faiblesse, alors, vertueusement, nous ferions amende honorable, ce serait la preuve de notre pudeur à admettre nos vertus.
Voilà, ma haute moralité me donne la vertu de vous avouer que la vertu est difficile à aimer autant qu'à pratiquer, aussi aurai je la pudeur de vous demander avec une certaine retenue d'éteindre votre ordinateur et, comme moi, d'aller vous coucher parce que là, je suis vraiment fatigué. (qui a dit ça se voit?)

J'aime le dérèglement climatique.

En ce début d'automne, nous vivons des journées particulièrement chaudes et ensoleillées, vu l'été dont nous avons été gratifiés, nous devrions nous en réjouir. Mais non, l'humain est ainsi fait que rien, jamais, ne le satisfait.
"Il fait trop chaud." "On va payer ça cet hiver." "on ne sait plus comment s'habiller." "la météo est devenue folle." Ce ne sont que quelques unes des remarques que l'oreille attentive peut glaner à gauche ou à droite, il semble y avoir une certaine crainte de ces dérèglements climatiques de la part d'une majorité de personnes. Quand on pense aux trésors d'inventivité dont ont fait preuve les écologistes pour faire craindre le réchauffement des températures, pour n'obtenir que peu de réactions, il devient drôle de voir l'effet d'une semaine de chaleur intense début octobre!
Ce n'est pas la première fois que ce phénomène se produit pourtant, mais là, il déclenche des inquiétudes surprenantes. Dans l'horticulture, nous voyons des plantes entamer leur fleurissement de façon désordonnée, je mange encore de nombreuses framboises au long de mes journées de travail, c'est surprenant mais plutôt réjouissant. Tout comme ce sursis de chaleur, ce midi j'ai mangé au milieu de ma pépinière, en plein soleil et j'ai eu le sentiment d'être un peu en vacances, je ne vais pas m'en plaindre!
C'est une année faste que celle que nous vivons, un hiver enneigé et froid, auquel a succédé un printemps précoce et très chaud, un été où nous n'avons pas eu à souffrir de la chaleur et, maintenant, un "été indien" pour débuter l'automne. Avouons que cela pourrait être pire, je ne vois donc que des raisons de se réjouir de tous ces changements, surtout que je n'ai pas eu de véritables vacances cette année! Cela fait maintenant plusieurs années que l'été n'est pas à la hauteur des espérances des estivants, mais, au lieu de se plaindre, ils n'ont qu'à changer les dates des vacances, ainsi ils profiteront du beau temps quand il est là!
En fait, il suffit de bouleverser nos habitudes de la même manière que les changements de climat, c'est l'adaptabilité qui nous permettra de mieux résister à ces évolutions de la météo, puisque rien de ce que nous pourrions faire ne changera quoi que ce soit à ces phénomènes. Il nous faudra emplir nos sacs à dos de vêtements divers et variés, allant du gros pull au maillot de bain, en passant par les bottes et les sandales, le tube de crème solaire voisinant avec celui pour les gerçures, le parapluie et le parasol deviendront inséparables.
Voilà, c'est pour ça que j'aime les dérèglements climatiques, ils apportent le changement et un peu de nouveauté dans nos rapports avec la nature, cela vaut tous les discours de nos démagogues écologistes. Du coup, on pourrait même penser que la fin du monde de l'année prochaine n'est qu'un simple changement de style de vie, un renouveau plutôt qu'une fin, c'est réjouissant plus qu'inquiétant!
Allez éteignez votre ordinateur et allez enfiler votre maillot de bain, mais pensez à emporter vos moufles, ne sait on jamais!

lundi 3 octobre 2011

Puis je aimer la plage?

C'est une drôle de question, tant je suis sûr de ne pas aimer rester vautré sur le sable comme un lézard fatigué, mais ici, dans les Côtes d'Armor, on ne peut avoir cette vision restrictive de la plage. La côte est parsemée de petites criques et il y a autant de plaisir à y accéder, par des chemins parfois escarpés mais toujours pleins de charmes, qu'à s'y arrêter pour profiter un peu du sable et de l'eau qui est largement accessible au bain en cette fin de saison.
C'est tout le paradoxe de cette étrange année, je me serai baigné deux fois, la première en avril, à Pléneuf Val André, mais je dois bien avouer que j'en tremble encore tant l'eau était glacée! Le deuxième bain a eu lieu aujourd'hui, le 2 octobre! Mais là, je me suis baigné plusieurs fois tellement c'était agréable et nécessaire vu qu'il faisait trente degrés sur le sable! Dinan a déjà exercé sa magie sur moi, si la côte environnante s'y met aussi, je ne suis pas près de quitter ce lieu où j'ai décidé de m'installer.
Cette côte déchirée, où les nombreux rochers affleurants créent comme des remparts, faisant de chaque crique un endroit protégé, est peine d'attraits, une fois sorti de l'eau, il y a plein de découvertes à faire, ne serait ce que les nombreux châteaux, en ruines ou encore debout, qui émaillent les lieux témoignant d'un passé riche que les habitants ont su conserver. Je vis des moments de jubilation intenses et je me sens vraiment chez moi en ces lieux que, pourtant, je découvre.
Alors, je le dis haut et fort, oui je peux aimer la plage, quand elle n'oblige pas à parcourir des centaines de mètres de sable sans rien d'autre à y découvrir que des cadavres allongés, quand elle offre un tel panel de choix que l'on peut s'organiser une randonnée pleine d’intérêts divers et variés, quand elle permet d'être actif, tout simplement.
Rien ne me semble étranger en ce lieu, quel que soit l'endroit où je me trouve, j'ai ce sentiment étrange d'y être déjà passé. Je ne crois pas en la réincarnation, mais là, il y a quelque chose d'étrange qui se passe, comme si ma boucle était enfin bouclée, je suis là où je dois être. Je me suis toujours demandé pourquoi je n'étais jamais venu à Dinan pour les fêtes médiévales, maintenant je le sais, cette ville du moyen-âge n'est pas faite pour que j'y vive ma passion pour l'histoire mais, bel et bien, l'histoire de ma passion Amoureuse.
Allez, vous pouvez éteindre votre ordinateur et aller faire bronzette à la plage, nous sommes en octobre et l'hiver ne tardera plus à reprendre ses droits.

J'aime les coffres forts.

En arrivant à Dinan, mon Amoureuse a ramené avec elle de nombreux meubles, mais aussi des objets anciens dont un sublime coffre fort du XVIIIe (siècle pas arrondissement, bande de trucs!). Un engin de fou, blindé de partout, avec un système de serrure à trois pênes et une sécurité supplémentaire avant l'ouverture, il est tellement solide que même Fleuriquette aurait du mal à en venir à bout! Son poids est à la hauteur de sa solidité et nombre de brigands ont dû renoncer à l'emporter, vu que les tracto-pelles n'existaient pas à l'époque.
Et, là, ma Cathy bien Aimée me dit que ce coffre est mien, c'est son cadeau de retrouvailles, imaginez la joie provoquée par cette merveilleuse annonce, un coffre-fort pour moi! Ce fut un grand moment d'extase Amoureuse, ma Chérie me connaît si bien qu'elle a su, dès le début, comment me faire plaisir, confirmant cette entente qui règne entre nous. Me voici donc en possession d'une "malle au trésor", imaginez mon émerveillement devant cette oeuvre d'art lorsque Cathy m'en a montré l'ouverture, la magie éprouvée face à cette grande clef, entendre le cliquetis des serrures qui cèdent l'une après l'autre et ce petit déclic final qui permet d'accéder enfin au saint du saint.
Ce n'est plus un coffre, c'est un sanctuaire inviolable, même aujourd'hui, il faudrait de nombreux outils et une grande dextérité pour pénétrer les secrets de l'ouverture de ce coffre, je vais pouvoir y ranger mes plus précieuses reliques me dis je. C'est là, à ce moment précis que je prends conscience que je n'ai aucun objet dont la valeur justifierai de l'enfermer en un tel secret, je ne vois que mon nécessaire d'artillerie qui, au vu de la passion explosive dont font la preuve le fils de Cathy et le mien, sera hors de leur portée en mon absence, mais c'est un grand coffre et il peut contenir bien plus que ma maigre sacoche.
Je me mets à réfléchir, que puis je en ce lieu si sûr déposer, afin de le soustraire au monde environnant, afin que seul j'y puisse accéder? Je n'ai que peu de secrets pour mon entourage, je n'en ai aucun pour ma bien Aimée, je ne vais pas m'en servir de classeur pour mes papiers, ce serait par trop grotesque, mettre les bouteilles d'alcool pour impressionner les invités confinerait au ridicule, quand à y enfermer la télévision pour bien en montrer mon dégoût, ce serait donner trop de valeur à cet objet maudit!
Je pourrai y déposer mon Amour, puisque c'est mon bien le plus précieux, mais il ne supporte pas l'enfermement. Mon coeur, peut être, mais il est déjà entre les mains de ma Cathy et c'est l'asile le plus sûr qui puisse exister. Que me reste-t-il qui justifie un tel isolement?
Puis, tout à coup, la lumière a surgi, j'ai trouvé ce qu'il me faut déposer en ce lieu inviolable, ma mauvaise humeur, mon irascible caractère et mon reste de colère, tous ces sentiments qui refusent de me quitter totalement. Mon regard, parfois encore assassin, en témoigne, il me reste de vieux démons dont j'ai du mal à me défaire, en quel lieu les rendrai je inaccessibles mieux qu'en ce coffre à double tour fermé, ensuite je n'aurai qu'à donner la clef à une personne de confiance, à quelqu'une qui sera heureuse de nous savoir débarrassés de ces sempiternelles et imprévisibles sautes d'humeur.
Voilà, ce sera, finalement, ma boîte de Pandore, Mon Aimée sera la gardienne de la clef et je peux lui faire confiance pour n'avoir, jamais plus, envie de voir ce coffre s'ouvrir.
Allez, éteignez votre ordinateur avant que je ne l'enferme dans mon coffre-fort, vous ne pourriez plus me lire et, avouez le, cela vous rendrai bien tristes, non? Bon, tant pis, j'aurai essayé!

J'aime l'extraction.

Je pourrai aussi titrer "j'aime mon dentiste acte 2", car aujourd'hui, nous sommes rentrés dans le vif du sujet, je me suis fait arracher six dents ou ce qu'il en restait en tout cas! Bon, maintenant je peux jouer les fiers à bras, sur le coup je n'en menais pas large, mais le plus dur est fait et mon ravalement de façade prend forme.
Vous devez vous demander comment je peux aimer l'extraction après une pareille séance, voire vous dire que je suis masochiste, mais non, d'abord il me faut avouer que ma dentiste a fait un travail merveilleux et plein de douceur, elle a été efficace et rapide, de plus, elle m'a tellement endormi la mâchoire que je ne pouvais plus rien sentir. J'ai eu l'impression d'avoir la bouche déformée pendant près de trois heures, mais je n'ai pas eu mal du tout et, si ce n'avait été les bruits et les outils terribles qu'elle a utilisé, je ne me serai rendu compte de rien.
Ce fut une avulsion mais point un arrachement, ce fut un déracinement mais point une exérèse, ce ne fut qu'une extirpation de mes souches! Mais, si j'aime l'extraction, c'est qu'elle peut être tout autre chose, elle peut être une filiation définissant notre condition, c'est incroyable le nombre de mots à double sens de notre langue, là, on peut passer de l'arrachement au rattachement! Nous pouvons à la fois subir une ablation et hériter d'une ascendance.
Nous pouvons ainsi dessoucher une partie de nous et apporter une souche à nos origines, éradiquer une part de nous même et retrouver nos origines, on peut aussi, tel l'orpailleur, extraire un minéral riche du sol et enrichir notre lignage d'un aventurier devenu riche!
Tout ça pour quelques dents arrachées, me direz vous, mais c'est la dentiste qui m'a dit de penser à autre chose pendant quelle opérait. J'ai donc laissé mon cerveau divaguer et vous savez combien cela peut être dangereux avec un illuminé comme moi. Je vais réussir à transformer un arrachage en texte, j'ai extrait le meilleur du mal et j'ai trouvé des synonymes à l'action afin d'oublier la douleur provoquée, car, je dois bien vous l'avouer, cela fait horriblement mal, maintenant que l'anesthésique a cessé d'agir, j'en pleurerai si je n'étais pas occupé à vous écrire!
Si je vous disais le contraire, j'aurai l'impression de mentir comme un arracheur de dents! Allez, éteignez votre ordinateur et allez vous brosser les dents, si vous ne voulez pas avoir à écrire pour oublier votre extraction!

mercredi 28 septembre 2011

J'aime les homonymes.

Ne vous y trompez pas, quand je parle d'homonyme, je ne veux pas parler d'autres personnes s'appelant Fleuriquet, en existerait il seulement? Non, là je ne veux parler que des mots de notre belle langue, homographes ou homophones, ceux qui donnent un tel charme aux dictées de l'école primaire. Ces mots terrible pour lesquels il faut comprendre le sens de la phrase avant que d'être sûr de les bien orthographier. Je suis sûr que vous êtes sur la bonne longueur d'onde, si vous avez un goût sur dans la bouche!
C'est parti, j'en prends le parti et nous allons faire une partie de jeux de mots ensemble, je sens que vous êtes déjà sous le charme, pas l'arbre mais le sortilège évidemment! Si nous sommes plus de vingt, le jeu ne sera pas vain, si'l y a maints heurts, nous boirons du vin pour n'en point venir aux mains avant l'heure. Puis nous dînerons à la fortune du pot, aux restes nous ferons la peau, c'est toujours plus agréable que de souffler dans l'appeau!
Puis nous réciterons un lai comme des frères lais, mais pas laids, si cela nous ennuie, nous irons chasser la laie sur les lais côtiers, avant que de se désaltérer d'un verre de lait. Il n'y a pas de mais, nous ne sommes plus en mai, d'ailleurs on récolte le maïs, nous pourrons en faire du pain sur la maie, si vous ne voulez pas, je n'en puis mais. Ne restez pas sur votre quant à soi, quand je vous en dis tant, prenez votre temps, qu'en pensez vous? Quant à moi, si je tente de simplifier mon discours, c'est surtout pour faire plaisir à ma tante, celle qui a monté sa tente au camping, elle est sur la mauvaise pente et, quand il vente, point elle ne se vante.
Bon, je commence à ne plus être très frais, il faut que je me mette en frais si je veux pouvoir ramener ma fraise, mais, si je fraise, ça va faire du bruit et je n'aurai plus qu'à aller aux fraises. Il faut que je fasse un temps d'arrêt si je ne veux être mis aux arrêts, si je ne veux pas l'avoir dans la raie, je m'arrête mais alors les poissons l'auront dans le dos puisqu'ils n'auront plus d'os, ce qui vaut mieux que de n'avoir plus d'eau!
Il faut que je prenne ma faux pour tailler dans le vif, ce n'est pas faux, n'est ce pas mes féaux? Si certains en ont marre, ils n'ont qu'à dire non, ils ne vont pas me mettre un pain parce que j'ai peins le pin, mais si ça sent le pain ce n'est que la faim, alors que si ça sent le pin c'est que c'est la fin, par contre si ça sent le sang, ce sera sans moi.
Voilà, je mets les voiles, donc je mets un voile sur mes écrits alors éteignez votre ordinateur...... Ah, bon c'est déjà fait!

Peut on soulever les montagnes pour mieux les enjamber?

La question, ainsi posée, peut paraître étrange, mais pas si insensée qu'elle en a l'air car une montagne peut être plus facile à déplacer qu'à escalader! Ce n'est jamais qu'un obstacle, un gros obstacle, certes, mais il suffit d'avoir la foi et ce n'est pas moi qui le dit, mais Jésus!
Retors comme vous l'êtes, vous allez ergoter sur le fait de l'enjamber après l'avoir soulevée, mais enjamber est aussi faire un pas en avant et pour franchir la montagne, même levée, il faut avancer! Vous la ramenez moins là, bon, maintenant que j'ai soulevé le problème, il n'y en a plus, nous pouvons donc avancer sans soucis. Vous voyez bien que la question n'est pas dénuée de sens.
Vous pouvez aussi vous dire que, finalement, on peut la contourner cette montagne, ce n'est pas faux, je vous le concède, seulement nous ne pourrons pas résoudre le problème si nous l'évitons, ce serait donc tourner en rond, c'est un coup à se mordre la queue et ça ne résout rien, ce serait un faux pas! Mais en aucun cas une enjambée, là, j'ai levé le lièvre mais pas la montagne, vous dites vraiment n'importe quoi!
Nous pourrions aussi bien creuser un tunnel, pourquoi pas, mais il faut des excavatrices, des bulldozers et même une pioche, alors qu'il ne faut qu'un peu de foi pour soulever la montagne, ce serait se compliquer la vie alors que le but est d'éluder un problème, pas d'en créer de supplémentaires!
Ah, Jésus vient de me souffler à l'oreille qu'il n'a pas parlé de soulever les montagnes mais de les déplacer, il s'y met lui aussi! Mais, mon cher Jésus, soulever une montagne, n'est ce pas la déplacer? N'oublions pas qu'il faut avoir la foi, si vous avez des doutes, vous ne soulèverez rien et, s'il n'y a pas de soulèvement, il n'y a pas de révolution, mais puisque la révolution est un tour complet, on en revient à contourner la montagne, nous voici revenus à notre point de départ!
Bon, où en étais je? Avec toutes ces interruptions, je m'y perds! Ah, oui, il faut soulever les montagnes, donc avoir une foi inébranlable et alors la montagne ne semblera plus un obstacle, il n'y aura plus qu'à faire une enjambée et le tour est joué, sans la contourner, ce qui est encore plus fort! La foi sera donc le vérin qui permettra ce qui semblait impossible aux terre à terres et autres rabougris de la vie.
C'est ce qui nous est arrivé à ma Chérie et moi, nous avions des montagnes qui nous séparaient, notre Amour nous a donné une telle foi l'un en l'autre que les montagnes ont été soulevées par nos simples regards, nous n'avions plus qu'à avancer, c'est ce que nous fîmes et à grandes enjambées! Vous pouvez me croire, il est plus facile de soulever les montagnes pour les enjamber puisque, malgré la foi en notre Amour, nous n'aurions jamais pu imaginer nous retrouver aussi vite tant il semblait y avoir d'obstacles. En fait, je me demande parfois si nous ne les avons pas tout simplement fait voler en éclat ces montagnes qui nous séparaient!
Voilà, donc je le redis haut et fort, nous pouvons soulever les montagnes pour mieux les enjamber, si vous ne me croyez toujours pas c'est que vous n'avez pas la foi, alors n'essayez même pas, continuez d'escalader la montagne, vous verrez bien si quelqu'un vous a attendu de l'autre côté. Peu m'importe puisque j'ai retrouvé ma Cathy et que les seules montagnes que nous soulèveront dorénavant, serons des montagnes de baisers Amoureux!
Allez, éteignez votre ordinateur et allez tenter de soulever une montagne, pour savoir si vous avez la foi.

J'aime les remparts.

Comment ne pas se sentir petit quand, au pied de ces monuments défensifs, le regard s'effraie de leur simple hauteur tandis qu'ils nous toisent de leur majestueuse morgue. Tout à coup, l'expression "être au pied du mur" prend tout son sens, on se sent écrasé par ces murailles de pierre, que des hommes se sont acharnés à ériger, afin de défendre leur ville, leurs biens, leurs proches, voire leurs propres vies.
"Si tu veux la paix, prépare la guerre", est la deuxième citation qui vient à l'esprit face à ces armes dissuasives que sont ces fortifications. Nombre de velléités guerrières ont dû prendre fin face à ces citadelles de pierre, pourvues d'hommes en armes bien décidés à vendre leur peau au prix fort et Fleuriquette, ma chère hacquebute, et ses consoeurs ont dû arrêter beaucoup d'assaillants. Ils ont dû se transformer en partisan de la paix ou, plus surement, ont été attaquer d'autres villes moins bien fortifiées!
Talus, escarpement, muraille, véritable ceinture de chasteté pour ville inviolée, si ce n'est à cause de la couardise ou de la traîtrise de quelques uns de ses habitants. Pourquoi s'acharner puisque l'on sait la place imprenable par la force? Pourquoi lutter quand il ne faut que ruser? Grâce aux remparts, chacun sait ce que signifie "tenir le haut du pavé"!
Face à ces murailles, je ne puis m'empêcher de faire le parallèle avec la vie, surtout lorsque d'enfants elle s'est parée. Nous avons alors des biens précieux à défendre contre les assauts de la vie. Ils sont nombreux et nous nous devons de bâtir une protection autour de nos enfants afin de les en protéger au mieux. Nous devenons les remparts qui, à l'instar de ceux des villes ou des châteaux, ne sauraient être inexpugnables mais servent à rassurer d'abord.
Cependant, nous sommes les armes défensives de nos enfants et devons amortir les chocs des projectiles que leur lance la vie. Et si, par malheur, une brèche se crée, il faut mettre toute notre énergie à la reboucher, les enfants ne doivent pas pâtir de nos faiblesses. Nous devons être leur dernier bastion, celui où ils peuvent se réfugier lorsqu'ils sont confrontés aux vilenies de la vie, l'abri sûr où ils pourront panser leurs blessures en paix.
Nous sommes la forteresse où ils pourront se forger leur propre carapace, le parapet où ils pourront prendre appui, la muraille à l'abri de laquelle ils pourront grandir, sereinement protégés des aléas de la vie. Comme les défenseurs sur le chemin de ronde, nos enfants doivent se sentir sécurisés par notre solidité et par notre stabilité, qu'une simple fissure apparaisse et c'est tout le système défensif qui peut être remis en cause, nous ne pouvons faillir. La confiance des enfants ne supporte pas la trahison, nous devons donc être de solides remparts assurant la sauvegarde de leur bien être dans tous les moments de leurs vies.
Voilà, je veux être la muraille de mes enfants et des enfants de ma bien Aimée Cathy. Mais, il ne faut pas s'y tromper, si le père peut se faire rempart, c'est la mère qui est enceinte!
Allez, éteignez votre ordinateur et allez vérifier que vous n'avez pas un peu de maçonnerie à faire pour consolider la confiance de vos enfants.

J'aime les promenades nocturnes.

Vous savez que j'habite Dinan et que j'adore errer dans cette ville dont je ne saurai me lasser tant elle recèle de surprises et de beauté, mais il est une facette de ce lieu de magie dont je ne vous ai jamais parlé, la vision nocturne de ces rues d'un autre temps. Les lumières de la ville se sont allumées, le temps est à la douceur automnale, il y a du monde à déambuler mais tout est calme, apaisant, baigné de sérénité.
Il faut battre le pavé, c'est le seul moyen de se promener à Dinan, il y en a dans toutes les rues de la vieille ville! Mais l'éclairage nocturne leur redonne leur air d'antan, ils reprennent vie sous nos pieds et l'émotion est au rendez vous, il faut se laisser emmener par le hasard et regarder chaque endroit de bas en haut, tout est à redécouvrir la nuit. Les lanternes qui servent à l'éclairage du lieu rajoutent encore à sa beauté et nous ramènent vers d'autres époques, Le Dinan nocturne est un voyage dans le temps, plus encore que dans la journée.
Les maisons à colombages font naître des jeux d'ombres propices à favoriser l'imagination, il suffit alors d'écouter le silence pour partir loin, très loin, dans le passé. On entend respirer les pierres et les colonnes de bois qui soutiennent ces maisons centenaires et chacune de leurs exhalaisons est une phrase murmurée dans le creux de l'oreille. Les fantômes du passé resurgissent, l'éclairage se fait vacillant, les ampoules électriques se transforment en bougies, même les passants semblent vêtus de costumes d'époque, ça y est, le moyen âge est là, dans chaque regard porté sur les lieux.
Mais continuons notre promenade nocturne, reprenons le cours de la rue et voyons où nous mèneront nos pas, laissons nos pieds nous guider au hasard. Les rues ne sont pas toutes éclairées, rajoutant encore à l'enchantement, l'on se retrouve alors entouré d'ombres, tout le monde presse le pas, comme se sentant en danger potentiel, redoutant que quelque malandrin surgisse d'un renfoncement! On ne l'imagine plus, on le ressent! Puis, soudain, on débouche sur une place éclairée comme en plein jour, c'est aveuglant, retour au monde moderne, ah, non, il y a des tavernes sous les maisons à piliers, ouf, le moyen âge reprend ses droits! Ah, non, finalement ce ne sont que des bars, avec leur musique moderne, vite hâtons nous de passer, avant que la magie ne s'estompe, heureusement, au bas de cette place se trouve un lieu des plus enchanteurs, la basilique Saint Sauveur.
Un éclairage indirect, savamment pensé permet de se laisser envoûter à nouveau, une petite pause face aux magnifiques portes de ce lieu confinant au paradis, on s'attend à voir sortir une procession de moines ayant terminé leurs complies. Une approche lente permet de profiter des jeux d'ombres créés par les sculptures, leur donnant leurs dimensions divinement inspirées, les laideurs sont magnifiées par la lumière et même les saints prennent une forme diabolique! Contournant l'édifice, un petit jardin point trop éclairé se laisse découvrir, il voisine les remparts qui dominent la vallée de la Rance.
L'enchantement de ce petit port éclairé est tel que l'on a l'impression de découvrir un diamant dans son écrin. Il baigne dans le calme nocturne et les promeneurs, à cette distance, font penser aux marins qui se préparent à l'embarquement, il ne manque que le galion et l'illusion serait parfaite.
Voilà, je reviens chez moi par d'autres voies, afin de mieux remplir mes yeux de cette ville magnifique, je termine mon périple par une rue qui me tient plus à coeur que toutes les autres, mais pour des raisons que je veux ici vous cacher, sachez seulement qu'il y a une magie propre à cet endroit, mais que le moyen âge n'y est pour rien!
Allez, éteignez votre ordinateur, vous avez assez profité de mes lumières!

vendredi 23 septembre 2011

J'aime les soupes.

Quelle joie de tremper sa cuillère dans une soupe, mets nourrissant s'il en est, avec une telle variété de choix que chacun y trouvera celle qui lui convient. Poissons, légumes, bouillon de poule, vermicelle, pot au feu, la liste est non exhaustive car ce serait trop long de tout citer, mais les soupes sont bonnes pour la santé et, dans les premières fraîcheurs de l'automne, sont un bon moyen de se réchauffer, le corps et l'âme!
Ce qu'il convient de faire en tout premier lieu est de bien choisir les ingrédients qui la composeront, il serait malséant qu'elle tourne à la soupe à la grimace, au risque d'obliger le cuisinier à boire le bouillon. Il ne faut pas que les invités prennent la mouche, on ne peut mettre n'importe quoi dans une soupe, c'est un savant mélange de saveurs qui doit la composer. Il ne faut pas y ajouter d'épices, ou alors très peu, les aliments doivent y exprimer leurs goûts propres, c'est ce qui fait le charme des soupes.
Une cuisson lente est essentielle, il faut que les ingrédients prennent leur temps pour libérer leurs arômes, pour magnifier une soupe et donner envie d'en reprendre. Chaque papille gustative est alors mise à contribution, pour deviner ce qui compose le potage dégusté, pour détecter la moindre variation dans les cuillerées qui s'enchaîneront et auxquelles l'on s'abreuvera tout en mangeant, laissant les dents au repos. Les soupes ne s'accompagnent pas de bruits de mastication, tout juste quelques slurps, pour les moins bien éduqués!
Lorsque la soupe est prête, il faut passer à table tout de suite, on ne peut la déguster de façon impromptue, il ne convient pas d'être "le cheveu sur la soupe", il pourrait se mettre sur la langue et provoquer un zézaiement qui nous donnerait l'impression d'être dans le potage! La soupe se consomme chaude, sauf, bien sur, si c'est une soupe à la glace, mais il faut être anglais pour commettre ce genre d'ineptie!
Mais quel bonheur quand, rentrant d'une balade ou d'une journée de travail par temps de pluie, l'on sait pouvoir compter sur un bon potage bien chaud et nourrissant, qui nous fera bien vite oublier que l'on était trempé comme une soupe en arrivant. Il faudrait être soupe au lait pour ne pas en apprécier les bienfaits! Un bon brouet fait s'ébrouer les corps et leur redonne de l'énergie.
Il est vrai que ces repas simples passent pour la pitance des pauvres, mais n'est ce pas cracher dans la soupe que de croire en de telles idées préconçues? Il est des soupes qui valent largement des repas gastronomiques, ce sont celles qui sont préparées avec Amour et tendresse, pour remplir les estomacs de ceux que l'on aime et en faire des gens repus et heureux, mais certainement pas des gros pleins de soupe!
Allez, éteignez votre ordinateur de vous même, j'en ai soupé de vous le dire! Et, comme le dit l'expression consacrée, "à la soupe!

Saurai je aimer le manque?

Cet atroce sentiment qui nous rend dépendant au point de provoquer des troubles de la personnalité, de déclencher des comportements parfois étranges voir des attitudes prostrées. C'est un grand sentiment de vide, on est à la limite de la défaillance, rien ne peut détourner celui qui souffre de manque de l'obsession qui le hante, quelle que soit la raison de cette carence.
Il existe différentes raisons de souffrir de ce que je n'hésiterai pas à qualifier de maladie, tant cela peut mettre en état de faiblesse morale comme physique. Cela provient toujours d'une addiction mais le motif de cette dépendance est la vraie source du problème. Les symptômes sont divers, mais ils ont tous en commun cette forme d'isolement qui met le déficient à part, même entouré.
Le corps est agité de tremblements, certains ont des tics nerveux, d'autres deviennent irascibles, tout énerve celui qui est en manque, tout le monde l'insupporte, surtout ceux qui l'empêche de palier à sa privation. Dans certains cas il peut devenir dangereux de contrarier celui qui souffre, à ses yeux rien d'autre ne compte que l'assouvissement de son vide, ou de son vice! Toutes les excuses deviennent des vérités indispensables, "si vis pacem" ( fort, hein, le coup de la locution latine! Ce n'est que pour combler les trous liés...à mon manque d'inspiration!).
C'est une autre caractéristique de l'état de manque, il en entraîne un autre, de physique, il devient psychique. Alors, c'est le vide total, la carence absolue, plus rien ne peut exister d'autre que le besoin, il annihile toute envie, toute idée de faire autre chose que de se concentrer sur l'objet du désir, même s'il n'est pas obscur! Dans le cas particulier qui est le mien ce soir, le manque que j'éprouve me laisse sans imagination, c'est l'inspiration qui me fait défaut, déclenchant une insuffisance de mon esprit, je suis en carence de mots. J'ai une défectuosité de vocabulaire, un paupérisme du verbe, c'est la disette!
Il me faut retrouver ma Muse, je suis sur que c'est elle qui me manque vraiment, en son absence, je me sens totalement vidé de toute substance. Maintenant que j'ai mis le doigt sur la source de mon manque, je me sens de nouveau rempli d'inspiration, car ma muse est ainsi faite qu'il me suffit de l'invoquer pour qu'elle apparaisse, elle me prend dans ses bras et m'insuffle le génie créatif qui me manque. Et, là, plus rien ne peut arrêter l'imagination débridée par l'Amour que me porte ma Muse, même le manque devient une source d'écriture.
Donc, je vais savoir aimer le manque, puisque de lui jaillit la lumière, seule ma muse provoque cet état d'addiction, je n'ai pas à m'en inquiéter puisque ma Muse est tout près de moi, je devrais dire qu'elle est en moi tellement nous sommes proches Elle et moi. Mais, alors je ne dois pas aimer le manque comme je ne puis plus l'éprouver, c'est bien dommage je venais juste d'apprendre à savoir l'aimer!
Allez, éteignez votre ordinateur, ne serait ce que pour savoir... s'il vous manque!

mercredi 21 septembre 2011

J'aime la naïveté.

La candeur pleine d'ingénuité de la naïveté est pleine du charme de l"innocence, c'est la caractéristique principale des enfants et de ceux qui refusent de vieillir. Il est facile de faire passer un naïf pour un ingénu, mais ce n'est pas de la bêtise, juste une forme de sincérité.
C'est la principale qualité d'une personne qualifiée de naïve, une franchise à toute épreuve, qui permet d'oser poser les questions que beaucoup se posent sans avoir le courage de l'assumer. En cela, le naïf est plus intelligent que beaucoup d'entre nous, il peut tout se permettre puisqu'il est innocent et avoue son ignorance, lui permettant d'enrichir son savoir. En fait le naïf est un étudiant à vie, chaque curiosité l'intéresse et il peut obtenir des réponses à toutes ses questions, car la candeur attire toujours la sympathie.
La naïveté est une spontanéité de l'âme pure, elle fait sourire les artificieux incrédules qui se croient tenants du savoir, alors qu'elle n'est que la porte d'entrée à ce même savoir. Ils oublient qu'ils ont été naïfs eux aussi et ne se rendent pas compte qu'ils sont ignorants de toutes les réponses aux questions qu'ils ne se sont pas posées à eux même. Le naïf avec sa candeur est celui qui sait, le problème pour lui étant d'en prendre conscience, la candeur rend humble mais n'empêche pas l'intelligence.
C'est même la forme la plus aboutie d'intelligence que la naïveté, celle qui permet de s'ouvrir totalement aux autres avec la sincérité de l'innocence. Tout le monde est respectueux de cette gentillesse, puisque c'est bien ce dont il s'agit. C'est une droiture pleine de fraîcheur et chacun verra ses qualités transcendées au contact d'un naïf, sa pureté rejaillira sur son entourage et l'éclairera de sa lumière. Même Jésus était ami des simples d'esprit, il ne s'y est pas trompé, mais n'était il pas tout simplement naïf lui aussi?
Il n'y a aucun machiavélisme, aucune duplicité dans le comportement de l'ingénu, il ne fait qu'admettre ses ignorances, sans avoir conscience que sa méconnaissance puisse être nuisible pour certains esprits retors. Le naïf n'est jamais qu'un adulte qui refuse de grandir, il a su garder son âme d'enfant et même son regard est puéril, mais jamais vide, plutôt avide. Ce qui fait sa force est de ne jamais se poser de questions, mais de toujours poser des questions.
Voilà, c'est tout ce qui fait que j'aime la naïveté, j'en suis un moi même, avec tous ces textes qui posent autant de questions qu'ils apportent de réponses. Mais je veux rester le candide plein d'innocence et imbu de mes ignorances, de façon à toujours continuer d'apprendre en observant les autres et en leur posant les questions que tout le monde tait, il n'y a pas d'autre moyen d'obtenir des réponses!
Allez, éteignez votre ordinateur et allez cultiver votre naïveté ailleurs!

J'aime les poupées russes.

Vous savez, ces drôles de poupées qui s'emboîtent les unes dans les autres, on croit toujours qu'on a fini et il en reste une autre, puis une autre... C'est une belle vision de la vie que nous proposent ces petites surprises cachées les unes dans les autres.
Car, à bien y regarder la vie n'est pas différente, on commence par ouvrir la première poupée et il en sort une autre! Seulement, ce sont des choix qui s'offrent à nous dans la vie et chacun d'entre eux ouvre de nouvelles possibilités, à l'infini. Parfois on regrette les conséquences d'une décision, il ne faut pas car elle ouvre toujours plusieurs voies, il faut alors prendre une initiative qui effacera le premier choix, ou qui le confirmera! Une chose est sure, la vie n'est faite que de cette succession de surprises, bonnes ou mauvaises, cela reste des surprises et donne le piment de la vie.
Ce qu'il convient de faire, c'est de n'ouvrir les poupées qu'avec lenteur, afin que dure le plaisir et d'avoir toujours une autre poupée à dénicher, il ne faut surtout pas se précipiter, l'une après l'autre elles s'ouvriront et nous ferons découvrir un nouveau secret sur nous même. Le bon choix, ou le mauvais? La bonne route ou le mauvais raccourci? C'est tellement bon toutes ces surprises, le jeu de la vie à la poupée russe, c'est plus sain que la roulette du même pays! Moins dangereux, c'est sur, si on se rate au jeu des choix, on peut toujours tenter de redresser la situation, en ouvrant une autre idée.
Nous avançons de cette manière tout au long de nos vies, finalement, de surprise en surprise, nous les prenons comme elles viennent et devons composer avec, jusqu'à ce que l'on ait le sentiment d'avoir trouvé sa voie. Il faut parfois attendre longtemps avant de s'apercevoir que l'on a arrêté d'ouvrir les poupées trop tôt, qu'il nous faut reprendre le jeu et qu'il reste encore plein de petites poupées! Il est un autre point commun, c'est que le nombre des choix semble diminuer aussi, à mesure que l'on avance dans la vie, mais ce n'est souvent qu'un trompe l'oeil, en fait la voie se restreint, mais pas les choix.
Il convient juste de les affiner, c'est l'expérience, il y a moins de choix parce que l'on a moins besoin d'options, nous avons appris des précédentes erreurs et cela permet de se limiter à l'essentiel, de moins avancer à tâtons puisque, comme pour les poupées russes, on sait ce qu'il y a derrière la suivante! Alors on continue de les ouvrir avec pour seule appréhension que ce soit la dernière!
Heureusement, il y en a toujours une autre, jusqu'à la fin de nos vies et on peut continuer à les ouvrir sans peur puisque la dernière sera notre dernière heure! Là, peu importe qu'il n'y ait plus de poupée, nous ne serons plus là pour le constater!
En attendant, continuons d'avancer allègrement sur la route de la vie, en ouvrant une autre poupée, des fois qu'il y en aurai encore une autre à l'intérieur! En tout cas, je sais que mes poupées russes en contiennent encore beaucoup d'autres, seulement les miennes ne sont que de bonnes surprises puisqu'elles sont ouvertes avec un Amour partagé et absolument unique donc heureux!
Allez, éteignez votre ordinateur comme ça demain vous aurez peut être la surprise d'un autre texte en le rallumant

mardi 13 septembre 2011

Poésie d'Amour!



Mon âme n'appartient qu'à toi
Mon coeur pour toi seule bat
L'Amour qui m'habite
Tout mon corps agite
Je n'éprouve point d'impatience
Mais ta venue me met en transe
L'Amour qui m'habite
Tout mon corps agite
Notre histoire aboutit
nous redonnant la vie
L'Amour qui m'habite
Tout mon corps agite
En une très belle demeure
S'épanouiront nos coeurs
L'Amour qui m'habite
Tout mon corps agite
Nos coeurs s'y uniront
Heureux nous y serons
L'Amour qui m'habite
Tout mon corps agite
Ton arrivée en ces lieux
Me les rend majestueux
L'Amour qui m'habite
Tout mon corps agite
Je suis un homme heureux
Tu es celle que je veux
L'Amour qui m'habite
Tout mon corps agite
Je te rendrai heureuse
Car tu es mon Amoureuse
L'Amour qui m'habite
Tout mon corps agite.
Voilà, mon Amour, ce petit texte par toi inspiré est pour toi, puisse-t-il te plaire, je n'en serai que plus heureux d'être ton Amoureux. Je t'aime.

Ai je contracté un virus?



Panique à bord, mon opérateur m'a coupé mon antivirus, ce qui fait qu'à chaque action sur mon pc, un message d'alerte apparaît, ne faites surtout pas clic, vous risquez d'endommager votre ordinateur, n'allez pas sur ce site, il est dangereux!! Le plus dingue c'est que j'ai voulu télécharger un autre antivirus, mais certains sites disent qu'ils ne sont pas surs et qu'il faut bien vérifier avant de faire clic, des fois qu'un pirate se serait immiscé, là, au lieu de télécharger une protection, j'aurai directement été infesté par un virus!
Alors, je me suis dit que ce n'était pas grave, que, n'allant pas spécialement souvent sur internet, je pouvais me passer de protection, mais même mon blog menaçait mon ordinateur à en croire les messages d'alerte, je me serai auto empoisonné! Je sais que certains de mes textes ont un ton quelque peu acerbe mais de là à empoisonner tout un système informatique, c'est peu crédible. Enfin, j'aurai pu trouver ça drôle, me transformer en "hacker" malgré moi, juste par quelques textes, seulement empoisonnés par les mots!
Etant d'une nature anxieuse, j'ai décidé qu'il me fallait récupérer mon antivirus, c'est là que ça se complique, il m'aura fallu pas moins de trois coups de téléphone à mon opérateur, plus une conversation sur un chat (pas l'animal! Ne soyez pas de mauvaise foi!), pour être finalement réorienté chez le fabricant dudit logiciel pour, enfin, obtenir une réponse. Ouf! Fin de l'histoire, mon ordinateur va être protégé? Mais non, ce serait trop facile et mon texte serait trop court, merci aux informaticiens d'être aussi tordus.
Il m'a fallu remettre moi même en place tout le système, je leur ai pourtant précisé que j'étais très nul avec un ordinateur, mais non, ils m'envoient des liens qu'eux seuls peuvent comprendre, alors, de nouveau, téléphonons! Là, au terme d'une incompréhensible conversation, estimant que cela avait assez duré, les tarifs de communication étant à notre charge et excessivement chers, je coupai court, tant pis, je vais me débrouiller tout seul.
Et me voici en lutte contre la machine, et que je clique à gauche, et que je clique à droite, et que je double clique, jusqu'au déclic! La sueur perle à mon front, mon cerveau bouillonne, mes doigts sont victimes de crampes, mais peu me chaut, j'y arriverai.La démoniaque machine émet des bips et des tuuts de plus en plus souvent, mais peu m'importe, c'est elle ou moi, mais l'un des deux cédera! Ma vision se trouble à force de lire des messages d'alerte, mes yeux pleurent de fatigue ou de dépit, je ne sais même plus, mais je continue!
Tout à coup, l'écran m'affiche une bonne nouvelle: " cliquez sur exécuter pour télécharger la dernière version de votre antivirus", incroyable, j'ai vaincu la bête informatique, je me mets debout sur ma chaise et, un pied sur le clavier, je lance le cri de tarzan! Je termine la manoeuvre qui me semble aisée maintenant, et, enfin, l'ordinateur se calme et m'annonce que je suis à nouveau sous haute protection. C'est tremblant d'émotion que j'essuie une dernière larme de joie.
Puis, reprenant mes esprits, je me rends compte que, finalement, je me suis fait avoir, j'ai contracté un virus! Pas l'ordinateur, mais bel et bien moi, j'ai le virus de l'informatique, c'est affreux, au secours, tout mais pas ça, par pitié! Hélas, si, je suis contaminé, heureusement qu'il me reste l'écriture comme exutoire pour me convaincre que je reste farouchement anti internet, mais le doute n'est plus permis, je suis une victime de l'ordinateur!
L'Amour a eu raison de mes dernières résistances, ma Chérie m'avait prévenu que je changerai d'avis sur beaucoup de choses grâce à l'Amour, le dernier bastion vient de tomber, je ne suis plus Boutefeu, juste Fleuriquet, mais un Fleuriquet éperdument Amoureux et ça vaut bien un Boutefeu!
Allez, éteignez votre ordinateur avant que je ne vous le contamine avec mon virus Amoureux, vous risqueriez de ne plus quitter votre écran des yeux!

lundi 12 septembre 2011

J'aime la gastronomie.



Comment ai je pu ne pas y penser avant, gourmand comme je le suis, cela aurait dû m'inspirer, ce n'est pas grave je vais, enfin, pouvoir être vraiment inspiré par un sujet qui me tient autant au coeur qu'à l'estomac!
La gastronomie en notre beau pays n'est pas un vain mot, tant elle présente de diversité et de richesse, qu'elle soit régionale ou de tradition notre cuisine nationale reste un des fleurons mondiaux. Que dire d'autre que "à table" quand elle est magnifiée par nos grands chefs voire par des cuisiniers amateurs mais passionnés, dans les deux cas nous ne parlons plus de cuisine ou de "bouffe" mais bel et bien de gastronomie, les aliments sont alors exploités de telle façon qu'ils donnent le meilleur d'eux même pour le plus grands plaisir des papilles gustatives de l'impénitent gourmand lui laissant comprendre que le péché de gourmandise n'a pu être inventé que par des gens frustres et mal éduqués(donc pas français,à n'en pas douter). Comment peut on penser qu'un mets qui vous ferme les yeux dès que mis en bouche puisse ne pas être d'inspiration divine?
Comment résister à l'appel de la chair quand elle est de bon aloi et à été entourée de soins et d'amour car la gastronomie comme toute passion vraie ne saurait se passer d' un amour incommensurable, c'est ainsi qu'il faut aborder le sujet, ce n'est donc plus un simple texte mais bel et bien un banquet textuel auquel il me faut vous convier maintenant.
Nous voici à l'apéritif, déjà! Oui, c'est le moment le plus important à mes yeux, celui ou se crée l'ambiance, où se tissent les liens qui feront le plan de table, il ne faut rien imposer, si ce n'est un verre d'alcool suave et chaleureux qui aidera les langues les moins lestes se délier. Accompagnons le tout de TOYOS (message subliminal à l'attention des kalonkleziens), ou de tartines parfaitement agrémentées de quelques pâtés, fromages, purées de légumes et autres inventions géniales de nos créateurs gastronomiques, surtout pas ces horribles choses qui ne sont bonnes qu'au prétexte d'être chères et qui font tant ressembler les bouches à des culs serrés(nous verrons à la fin qu'il ne fait pas bon être un cul serré et se prétendre gastronome).
Enfin, arrivent les hors d'oeuvre, petite mise en bouche pleine de fraicheur toute en douceurs pas trop goûteuses afin d'échauffer les papilles gustatives, de les préparer en douceur ainsi que le ferait un coureur de fond, il en faut peu, mais en suffisance pour allumer les estomacs et les prévenir du déluge de délices qui vont leur être livrés sous peu, petites salades, mélanges de crudités et de fruits propices à l'ouverture des appétits même les plus timides. Les entrées sont déjà là, il ne faut point les faire attendre, elles peuvent être chaudes, tièdes voire froides mais si impatientes d'être mangées qu'il faut ne pas hésiter et les mordre à pleines dents afin qu'elles libèrent les messages aromatiques qu'elles sont chargées de nous apporter et, là, dans un religieux bruit de mastication les yeux se ferment, les sons ne vous atteignent plus, il n'y a plus que le gout et l'odorat, rien d'autre ne compte, jusqu'à la dernière bouchée, qu'elle soit une soupe aux arômes exaltés par une cuisson lente, bouchées chaudes patiemment portées à la température idéale ou salade rehaussée d'une sauce aux saveurs diverses mais intenses, agrémentée de petits croutons délicatement parfumés de différents condiments,l'entrée se fait le héraut du plat qui va suivre prévenant l'estomac qu'il va falloir faire de la place, s'ouvrir au maximum de ses capacités afin de permettre au gourmet de faire profiter plus longtemps ses papilles et son odorat du bonheur qui va suivre.
Voici venir le maître incontesté,l'élément majeur,celui qui va sceller le pacte entre le gourmet et le gastronome, le plat principal. Qu'il soit de viande, de poisson, de légumes, il se doit riche de nombreux goûts, de variété, de mélanges lentement mijotés afin d'en mieux exhaler les saveurs, pour qu'à chaque frémissement une odeur nouvelle s'élève poussant les appétits dans leurs derniers retranchements, il m'en faut hurlent les estomacs, en parlant par le nez, puisque c'est l'odorat qui les rend si expressifs. Qu'ils soient cuits en papillotes,en court bouillon, rôtis ou grillés, seule une cuisson lente est acceptable pour certains tandis que d'autres necessiteront d'être saisis, peu importe la façon puisque c'est le résultat qui sera jugé, mais c'est la bonne façon qui donne le bon résultat.
Comment? Vous alliez quitter la table, seriez vous devenu fou, il manque une pièce essentielle au gastronome; le Fromage, celui qui va nous aider à comprendre pourquoi, instinctivement, nos estomacs ont semblé n'en plus pouvoir. C'est qu'il faut garder un espace pour les fromages qui seront appropriés tant leur variété est grande, tant ils sont nombreux à pouvoir faire le lien, ils ont pour utilité de nettoyer les bouches des gouts précédents,
créant un pont entre des saveurs aussi éloignées que peuvent l'être celles entre un plat et un dessert.
Le dessert, d'ailleurs, puisqu'on en parle, ce moment tout sucre et tout miel, doucereuses douceurs qui vont faire fondre les impénitents gastronomes qui auront eu l'audace et l'appétit pour arriver jusqu'à cet instant si particulier ou les ceintures se desserrent d'un cran et qui, par le sucre, va permettre d'aider à la digestion qui ne saurait tarder à commencer. Il faut bien que ça se termine, je vous l'avais dit que je vous reparlerai des culs serrés!
Voila, c'est ce que je pense être de la gastronomie, du bon, du bien, du plein et tant pis pour ces pseudo restaurant gastronomiques qui vous laissent sur votre faim sous prétexte que c'est fin et bien cuisiné, c'est mieux d'en manger peu!!!
Allez, tout ça m'a donné faim, je vous laisse donc, pour cette fois, mais je reviendrais, après la sieste, parce que je reviens toujours. En attendant, éteignez moi ces ordinateurs et allez vous faire péter la bedaine, nom de zeus!

J'aime la sérénité.



Il m'est arrivé une histoire étrange en cet après midi dominical, je me promenais dans les rues de Dinan, comme cela m'arrive très souvent, le soleil dardant ses bienfaiteurs rayons, les lumières d'automne sont magiques. En passant à proximité de la basilique saint Sauveur, je ne pus m'empêcher d'y entrer, bien m'en pris, les vitraux étaient illuminés par des rayons célestes, projetant des lumières empreintes de magie colorée sur différentes parties de ce lieu saint.
Je prenais quelques photos et décidait de m'asseoir un peu afin de profiter du calme de ce lieu, pour n'être pas pratiquant, je n'en respecte pas moins l'architecture et la foi affichée par des bâtisseurs à une époque où tout se faisait à la main. J'admirais les magnifiques sculptures et colonnes, la voûte majestueuse et les jeux de lumières sur le sol et les murs, totalement absorbé par ce qu'il convient d'appeler de la contemplation. C'est à ce moment là qu'il m'est arrivé cette étrangeté dont je vous parlais en début de texte.
Peut être, eu égard au lieu où je me trouvais, devrai je parler de miracle! Tout à coup, perdu dans mes rêveries éclairées, je me rendis compte du silence qui régnait dans le lieu, la basilique s'était vidée de tous ses visiteurs, j'étais seul dans la place. Un silence bienfaiteur s'est installé, c'est là que j'ai compris ce qu'est réellement la sérénité, je me suis senti comme Bouddha au pied de son arbre! J'ai senti le calme me pénétrer jusqu'à l'âme, j'ai affiché un petit sourire de bonheur et j'ai laissé mon esprit libre d'errer où bon lui semblait.
Un sentiment puissant de quiétude absolue s'est emparé de moi, me permettant d'entrer en communication avec moi même, Dieu et un saint Père de mes amis, nous avons discuté dans le silence apaisant de cette si belle basilique, devenue un écrin de paix. Je vis, en ce moment, une période cruciale de ma vie future, je devrais être en état d'hypertension et quelque peu irritable, c'est le contraire qui se passe et ce moment de plénitude sereine, que j'ai traversé en ce bel après midi, ne fait que me le confirmer, je suis totalement serein, plein d'une calme tranquillité.
J'aime cette paix qui coule en mes veines, apaisant les battements de mon coeur au moment où il bat le plus fort pour ma Cathy Adorée. Il va nous falloir faire preuve de patience et de calme dans les temps qui viennent, j'ai acquis la certitude d'être habité par ces sentiments et mes forces s'en trouvent décuplées. Je puis attendre mon Aimée dans la sérénité totale, nécessité absolue de la réussite de son installation, elle sait pouvoir compter entièrement sur moi et je sais qu'elle est habitée du même sentiment puisque nous partageons tout.
Voilà, j'ai enfin réussi à atteindre cette sérénité tant recherchée, il me fallait juste, en homme de convictions(!), trouver un équilibre, c'est chose faite grâce à ce moment de solitude propice que m'a offert Dieu en ce lieu qui Lui est dédié et qui servira à nous confirmer notre Amour éternel. Je t'attends mon Amour et je n'ai jamais été aussi prêt à t'accueillir, puisque tu n'as jamais été aussi près d'arriver! Je t'aime sereinement.

dimanche 11 septembre 2011

J'aime les histoires.



En bon reconstitueur du moyen âge, j'aime l'histoire, mais le fait est qu'il y a autant de versions de notre passé qu'il y a d'historiens de renom. Il faut donc choisir quelle est la version la plus proche de la réalité, de là à en conclure que nos spécialistes nous racontent des histoires, il n'y a qu'un pas que je franchirai allègrement.
Au début, tout au début, il y a eu l'homme et la femme, il a bien fallu que ça commence comme ça, les historiens ont réussi à se dissocier sur ce simple fait, ça démarrait mal! Pour les uns, c'étaient Adam et Eve les premiers, nous serions donc tous consanguins, pas étonnant que l'humanité soit en pleine dégénérescence. Pour les autres, c'est un chaînon, qui manquerait de surcroît, qui serait notre origine. Je sais que je n'ai pas fait assez d'études pour porter un jugement digne de ce nom, mais j'ai la vague impression que l'on se moque de nous.
Ensuite, apparaissent les hommes préhistoriques, comprenez avant l'histoire, mais alors ils étaient là avant ou après les cas cités dans le paragraphe précédent? Je m'y perds de plus en plus dans ces conjectures et nous n'avons pas même commencé l'histoire! Bon, le plus simple est de tourner la page de ce qui n'est, somme toute, qu'une préface, c'est à se demander si les hommes préhistoriques ont existé, heureusement pour eux qu'ils savaient dessiner!
Ensuite, nous disent les livres d'histoires, vient... l'histoire! Ça ne s'invente pas un nom pareil, ils sont forts ces historiens! Pendant cette période l'homme a pris conscience qu'il était différent des autres habitants de la planète, alors il a créé les historiens et c'est le début du chaos. C'est là qu'ils ont inventé l'écriture afin que les historiens deviennent chroniqueurs, ce doit être à ce moment que ça a dérapé, chacun inventant son écriture, tous devenaient incompréhensibles!
Puis, ils ont baptisé l'époque suivante l'âge de bronze, ne me demandez pas pourquoi, sans doute y avait il plus de soleil à l'époque. En tout cas, nos spécialistes disent que c'est là que Dieu est apparu pour la première fois, là dessus ils semblent assez en accord, normal, c'est le plus grand mystère de l'humanité, l'historien est pleutre plus que croyant, enfin je crois! Le bronze s'est alors transformé en fer, quand on profite du soleil, on a une santé de fer, c'était facile, ils sont fainéants en plus d'être peureux, ils ont décidément tous les vices nos historiens!
Après c'est au tour de l'antiquité, là le plus grand désordre règne parmi les chronologistes, aucune date ne correspond, chacun y va de sa conjecture. Les petits accommodements avec l'histoire se font plus officiels. Chacun choisit le personnage qui correspond le mieux à sa thèse, peu importe la vérité puisque personne n'a de preuves. Les historiens se mettent à raconter des histoires! Leur seul point d'accord est que c'était mieux à cette époque, il n'y avait pas de calendriers, sans doute.
Nous en arrivons maintenant au moyen âge, c'est étonnant mais il faut bien faire le constat que plus on approche de notre époque, plus les historiens sont en désaccords, nous nageons en plein paradoxe! Chacun se revendique d'une source différente pour affirmer détenir la vérité et, au final, ce sont les archéologues qui portent l'estocade aux manuels d'histoire dont les historiographes nous ont nourris pendant notre scolarité. Vous vous êtes fourvoyés disent les nouveaux historiens aux anciens qui continuent de s'accrocher à leurs histoires, malgré les preuves de leur forfanterie.
Tout ça parce qu'à l'époque suivant le moyen âge, indécemment nommée renaissance, les spécialistes d'alors n'ont rien trouvé de mieux que de dénigrer l'époque précédente pour se mettre en valeur. C'est là que tout est parti de travers et que les histoires ont remplacé l'histoire. Les premiers historiens avaient l'excuse de ne pas savoir écrire, eux ne savaient pas imaginer, alors ils ont réécrit l'histoire pour se mettre en valeur. C'était pourtant une époque de grande inventivité, plein de créations voyaient le jour, mais les historiens en ont fait une période détestable par leurs mensonges éhontés.
La suite, vous la connaissez, nous la vivons, mais je serai curieux de savoir ce qu'en diront les historiens du futur, peut être finiront ils par admettre les erreurs de leurs prédécesseurs, afin de mieux masquer les leurs!
Allez, éteignez votre ordinateur et allez lire un roman, là, au moins saurez vous que l'on vous raconte des histoires.

J'aime le regard



Il ne faut pas confondre, c'est le regard que j'aime, pas la vue et encore moins le coup d'oeil, pas même un regard mais bel et bien Le regard. Je veux parler de la vision du monde qui nous entoure, il faut regarder pour voir, c'est ce sens que j'entends privilégier ici.
Pour commencer il faut ouvrir les yeux, puis, lentement, observer ce qui nous entoure, considérer ceux qui nous entourent, puis il faut porter le regard plus loin pour voir enfin. Alors, l'émerveillement sera au rendez vous, nulle chose n'apparaît mieux qu'à celui qui sait regarder. La beauté ou la laideur, la gentillesse ou la méchanceté, le bonheur ou le malheur, tout devient visible grâce au regard. Si les yeux sont le miroir de l'âme, le regard en est l'inquisiteur, rien ne lui peut être caché quand il est attentif, même l'invisible transparaît, il est comme une sonde, lorsqu'il est lancé rien ne lui échappe, surtout pas le détail.
Poser son regard est un examen de ce que l'on peut voir, une étude permanente de la vie qui nous entoure, une personne que l'on regarde se sait vue et trouve toujours cela gratifiant. Il ne faut pas juger d'un regard, il faut juste y puiser ce que l'on peut voir et l'enregistrer afin qu'un jour il puisse permettre d'en tirer une leçon. Le regard est la porte d'entrée de la curiosité, qui est, elle même, la porte de l'apprentissage.
C'est une ouverture de l'esprit que le regard, la vision s'en trouve élargie, et même un esprit aveugle pourra retrouver la vue, même Dieu devient visible pour celui qui sait Le regarder. Il faut savoir porter le regard au delà des apparences, le placer au dessus des contingences terrestres, alors apparaissent les faces cachées du monde, ce que nul ne peut voir parce qu'il refuse de regarder.
Il nous est tous arriver de se sentir observé, de sentir un regard porté sur nous, même si l'on ne voit personne en particulier qui nous soumet à un examen visuel. Il faut y regarder à deux fois, ce n'est, parfois, que le regard d'un animal, mais nous le ressentons, il nous pénètre et mets nos sens en alerte, nous permettant de retrouver nos instincts. Ce peut être aussi le regard plein d'innocence d'un enfant, plein de pureté, il scrute notre âme, mais il ne s'en rend pas encore compte, il suffit de lui sourire pour qu'il se détourne de nous et cherche un autre centre d'intérêt.
C'est ce regard qu'il nous faut retrouver si nous voulons voir, ce regard plein d'instinct qui sait, au premier coup d'oeil, si l'examen vaut d'être approfondi. Alors le regard ne se perdra plus en conjectures, il ira à l'essentiel, permettant de découvrir toujours plus de nouveautés. Plus nous regarderons, plus nous verrons et plus nous verrons, plus nous apprendrons à regarder.
D'ailleurs,si vous jetez un regard sur ce texte, vous verrez qu'il n'est qu'un regard sur le regard et, peut être, vous direz vous: " ce qu'il écrit ne me regarde pas!" Mais, à bien y regarder, peut être y décèlerez vous un autre regard.
Pour l'instant mon regard ne se porte que sur une échéance Amoureuse, il est éclairé d'une flamme qui habite mon coeur, occultant de ma vue tout ce qui n'est pas Amour. C'est un regard concentré sur un autre regard, bizarrement, cela élargit le champ de vision, décidément, j'ai un regard paradoxal, mais, paradoxalement, j'ai un regard décidé!
Allez, éteignez votre ordinateur et allez porter votre regard ailleurs.

jeudi 8 septembre 2011

Jouons sur les mots.



Voilà ce qui arrive lorsque, comme moi, l'on prétend aimer écrire, le risque de la page blanche! J'ai eu une journée d'inventaire peu motivante pour l'inspiration, alors je vais faire simple pour le choix du sujet. Mon ami le dictionnaire va m'aider, je vais choisir un mot au hasard et, un mot en entraînant un autre, nous verrons où cela nous mène, enfin, me mène, vous n'aimez peut être pas assez la lecture pour aller jusqu'au bout en ma compagnie!
Bon, première étape, le choix du mot de départ: encombre! je vais pouvoir écrire sans embarras, puisque l'inspiration ne m'encombre pas l'esprit, la difficulté sera d'enchaîner sans encombre! Il va me falloir éviter les obstacles que ne manquera pas de m'imposer ma carence d'inspiration, c'est là toute la complication de l'exercice. Bon, ne nous laissons pas rebuter par la complexité de la situation, au risque de créer un antagonisme avec moi même! Je ne vais pas provoquer une opposition entre mes doigts et mon cerveau, déjà qu'ils sont en pleine divergence d'opinion.
Mais l'opinion importe peu puisque peu d'entre vous la donnent sur les commentaires de mes textes, donc je profite de la conjecture pour afficher mes convictions et ma différence face à votre indifférence. C'est votre neutralité qui me pousse à une telle partialité dans mes écrits! Il n'y a donc aucune équité de mes jugements si péremptoires, je ne suis pas impartial et je le revendique!
Seulement le manque d'impartialité est une forme d'intransigeance qui ne correspond plus à mon état actuel, je suis devenu un homme de compromis, je ne puis donc plus me compromettre dans l'iniquité de jugements définitifs, au risque de redevenir l'imbécile que j'étais et je ne suis plus qu'un idiot, ce qui est, vous en conviendrez, moins grave. Il me faut transiger pour ne point retomber dans l'excès discourtois de mes opinions, je dois donc faire des concessions.
Mais la concession est aussi un droit accordé d'occuper l'espace public de manière privative, je peux donc occuper ce lieu comme je l'entends, puisqu'il m'est attribué à titre privé! L'attribution étant un don de paternité, je peux revendiquer les mots de ces pages comme les miens, pourtant ce sont des mots courants et usuels, ils ne sont donc pas un bien privé, d'ailleurs, depuis le début de ce texte, je les puise dans le dictionnaire.
Cela rend mes revendications injustes, je ne vais pas intenter un procès au vocabulaire pour son immense richesse. Je ne peux réclamer ce qui est indu, ce serait indigne. Je vais donc rendre ses mots à mon dictionnaire, afin de pouvoir continuer à écrire mes textes...sans encombre!
Voilà, vous pouvez éteindre votre ordinateur, après une telle exégèse littéraire, je ne suis pas près de revenir!

J'aime ma démonteuse.



Ben oui, si j'aime le démontage, c'est bien parce que ce n'est pas moi qui le fait! C'est mon Amoureuse qui s'y colle vu que c'est elle qui va bientôt déménager, mais ne souriez pas, elle est une professionnelle du bricolage ma Fleuriquette adorée. C'est elle qui a fait tous les montages de meubles chez elle, mais je la soupçonne de prendre beaucoup plus de plaisir à en assurer le démontage.
Je la savais énergique, c'est l'une des raisons qui me font l'Aimer à ce point, je la découvre technicienne, que dis je, artiste du montage démontage. Là, en l'occurrence, elle s'est spécialisée dans le démantèlement serai je tenté de dire, tant elle met de coeur à l'ouvrage. J'ai ouï dire que les quelques meubles encore valides de son appartement tremblent dès qu'elle passe à proximité, ou qu'elle les regarde avec un peu trop d'intensité.
Du coup, ils se vident tous seuls et déversent leurs contenus directement dans les cartons! Il paraît qu'ils lui ont trouvé un surnom, "la Calamity Jane du tournevis"! Mais le plus grand traumatisme est pour les meubles qui ne se démontent pas, ils tremblent sur leurs gonds, se questionnant les uns les autres sur l'outil qu'elle tient en main: "vous êtes surs que ce n'est pas un marteau qu'elle agite?" étant la question qui revient le plus souvent.
Que dire du sentiment qu'éprouvent les tableaux et autres objets fragiles, "elle nous aime trop" se rassurent les peintures, mais ils mettent leurs charmes en avant dès qu'elle tourne son regard impitoyable sur eux, ne sait on jamais. Les objets, eux, mettent en avant leur antiquité, se convainquant qu'elle a trop le respect de l'âge pour ne pas respecter de nobles vieillards, mais ce n'est pas de gâtisme qu'ils tremblent lorsqu'elle se saisit de l'un de leurs nobles compagnons! Ils l'ont vu jeter de vieux livres et des vêtements qu'elle avait depuis longtemps, alors "méfiance" se disent ils entre eux!
Même les livres et les vêtements ont appris à se méfier de "la tornade" comme ils ont décidé de l'appeler. tout ce monde s'inquiète de la lueur qui habite ses yeux depuis quelques temps, mais je sais moi que cette lueur n'est que celle de l'Amour que nous éprouvons et qui nous pousse à nous rapprocher, c'est la raison de son empressement à tout démonter. Alors, tranquillisez vous les meubles, puisque c'est vers la maison du bonheur qu'elle vous mène!